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Latest blogposts from BRIC

Brussels Smart City voor de eenzame blogger

2017-2018

Najaar 2017. De bladeren vallen van de bomen, de winterfris heeft zich nu echt doorgezet én het laatste “Brussels Smart City for”-event is nog slechts een vage herinnering…
U staat er misschien niet bij stil maar de tweede eventcyclus Brussels Smart City 2017-2019 van het CIBG is halfweg.
Dit betekent dat we dit jaar goed hebben gewerkt op het CIBG. Maar liefst 3 Brussels Smart City Events rond heel diverse thema’s hebben meer dan 1000 man in beweging gezet. Exclusief organisatie!
Een meervoud daarvan was op de hoogte maar verlet. Een veelvoud heeft erover gepraat.

Overzicht 2017

In het voorjaar zijn alle professionals uit de onderwijssector op het matje geroepen bij de directie in het gebouw van Brussels Milieubeheer om te leren en kennis te delen in een digitale wereld. Ze namen er deel aan een reeks workshops en konden er kennismaken met verschillende bedrijven in een Smart Village. (naast een plenair gedeelte natuurlijk)

In de vroegzomer zijn we in cultuurtempel Flagey gaan proeven van Brussels Smart City for Culture.  Niet alleen de culture buffs maar ook Jan en Miet met de pet. Ze ontdekten er kunst en cultuur in het digitale tijdperk.

Dit najaar ten slotte stopten we de kmo’s een hart onder de riem om hen te wijzen op de digitale transformatie als succesfactor voor hun onderneming. We merken ondertussen o.a. via de social media en de Facebook-pagina van Brussels Smart City dat deze thema’s meer dan ooit spelen bij de Brusselaars. Ze praten erover, ze stellen ons hun vragen. We talk back. Hoe kan het ook anders, de 6 topics zijn door ons zorgvuldig uitgekozen op basis van wat vandaag leeft bij de inwoners van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.
Tegelijkertijd merkt de portaalsite www.smartcity.brussels een beduidende stijging van het aantal bezoekers. Uiteraard is er een verband. De portal surft enerzijds mee op het succes van de eventreeks maar heeft ook steeds meer impact bij de Brusselaar omwille van een groeiend aantal helpende handen bij de gewestelijke organisaties, die steeds meer slimme content aanleveren. Het CIBG was en blijft ook hier de trigger. Zo wordt de site een échte referentie ter zake, nationaal én internationaal.

Goede voornemens

Aan de vooravond van het nieuwe jaar steken we onze ambitie niet onder stoelen of banken. 2018 is een verkiezingsjaar en het is belangrijk dat onze lokaal verkozenen goed beslagen ter ijs komen.
Indien zij in april 2018 (precieze datum te bevestigen) poolshoogte komen nemen op Brussels Smart City for Local Government (werktitel) dan zijn we zeker dat ze met een knapzak vol frisse digitale ideeën naar hun organisaties terugkeren, om u in 2019 (indien u op hen stemt natuurlijk) nog aangenamer te verrassen.
Ze kunnen meteen een kleine digitale revolutie ontketenen, bij voorkeur ondersteund door het CIBG. IRISbox, FixMyStreet, www.opendatastore.brussels blijven de belangrijkste tools om hen daarbij te helpen.

In het najaar van 2018 staan we ook even stil bij de verwaarloosden in dit verhaal, de digitaal minder bedeelden. Brussels Smart City for Digital Inclusion zal terecht even nadenken hoe Brussel deze noden intelligent kan aanpakken. Wifi.brussels in het hele gewest uitrollen is alvast een eerste uitstekende stap in deze richting.

Goed nieuws: we gaan hier ook in 2018 enthousiast mee door. Ambitie genoeg dus voor 12 maanden smart fun. En U mag op dat feestje niet ontbreken:

Maar vooral kom naar onze events. Op event.smartcity.brussels ontdekt u ze allemaal.
U wordt er als een koning en/of koningin ontvangen, u steekt er vast iets op én als kers op de taart ontmoet u de auteur van dit blogstukje!

Démocratie « liquide » et solution informatique

démocratie

La notion même de démocratie se voit quelque peu remise en question ces dernières années, que ce soit par le résultat parfois interpellant des élections (pensons à l’actuel Président élu des Etats-Unis ou au futur Chancelier autrichien) ou par une démarche plus conceptuelle (l’ouvrage Contre les élections* est un bon exemple) .

Sans entrer dans un débat de philosophie politique, il est cependant légitime de s’interroger sur la relation que peuvent entretenir l’évolution technologique – en l’occurrence la blockchain -  et le cheminement de notre démocratie.

Rappelons d’abord le modèle démocratique dans lequel nous fonctionnons, à savoir la démocratie représentative. Ce modèle nous semble évident : le peuple élit ses représentants; ceux-ci, armés d’un mandat, siègent au sein d’une assemblée pour une durée déterminée. A l’image de processus de ce type durant l’Antiquité, des initiatives ressurgissent pour enrichir cette démocratie représentative élective au moyen d'un panel de représentants qui seraient tirés au sort. Idée séduisante, faisant notamment l’objet des propositions de David Van Reybrouck, et qui suscite de nombreux débats. Le Parlement bruxellois vient, d’ailleurs, de s’en inspirer en créant un panel de 40 citoyens tirés au sort, afin de débattre de la mobilité à Bruxelles. Mais il s’agit là d’une groupe de réflexion, qui alimentera de recommandations les élus, pas une démarche décisionnelle directe.

En matière de démocratie, les modèles sont nombreux. La démocratie délégative  mérite qu'on s’y arrête. L’objectif est d’éviter les principaux écueils de la démocratie directe (ignorance de nombreux électeurs sur des sujets pointus, par exemple) ou ceux de la démocratie représentative (sentiment de l’électeur de donner un blanc-seing au représentant pour toute la durée de son mandat, sans plus de prise sur la décision).

La démocratie délégative, aussi appelée démocratie « liquide », consiste à combiner le vote direct ou la possibilité de se faire représenter par un délégué. Selon le sujet nécessitant un vote, l’électeur peut voter directement pour une proposition, choisir un représentant en qui il a confiance et à qui il confie sa voix. Ce dernier peut lui-même utiliser ces voix, ou les reporter sur un autre délégué, jugé  plus compétent. Le schéma ci-dessous illustre les mécanismes mentionnés.

Source: Dominik Schiener, Medium.

Les variations sur base de ce modèle sont nombreuses, et bien plus complexes que la brève introduction ci-dessus. Il y a, d’ailleurs, des différences notables entre démocratie liquide et démocratie délégative, mais à ce propos,  je vous renvoie aux textes Bryan Ford**.

Mais quel lien entre démocratie «  liquide » et solution informatique ?

Assez évident, en fait. La démocratie liquide exige un système de vote transparent, rapide, sécurisé et souple, permettant, entre autres, de désigner un délégué, qui lui-même peut en désigner un autre ... De plus, la démocratie liquide s’inscrit dans un modèle décentralisé.
La blockchain, en tant que technologie, répond à ces critères. Inutile d’en rappeler ici les caractéristiques essentielles : deux blogs antérieurs***  y ont été consacrés.

Dans l’écosystème de la blockchain, différentes solutions de vote ont été créées : par exemple BitCongress, reposant sur Bitcoin. FollowMyVote constitue un autre exemple célèbre.

Plus près de nous, en Allemagne, la plateforme LiquidFeedback (LQFB) est utilisée, notamment par les partis Pirate. LQFB est une plateforme open source, qui couvre des processus de vote, mais également de construction collaborative de propositions. L’outil permet aux participants de déléguer leurs voix à des représentants.

A titre d’exemple, LiquidFeedBack a été utilisé en Italie, dans le cadre de l’élection du Conseil régional de Lombardie, en 2012°. L’objectif poursuivi par cet outil  n’était pas de recueillir le vote pour l’élection proprement dite, mais de proposer aux citoyens de participer activement à l’élaboration de propositions qui seraient mises en œuvre par le candidat élu.

Certes, la technologie ne règlera pas les problèmes de démocratie, mais l’on perçoit clairement la volonté de nombreux citoyens de contribuer activement à l’évolution de la société, sans nécessairement s’engager dans un parti politique. Les outils soutenant ces démarches existent, et ne nécessitent pas des moyens techniques importants pour être mis en œuvre.

Un an avant les élections communales, deux ans avant les échéances régionales, fédérales et européennes, de telles initiatives verront-elles le jour à Bruxelles ?

 

* DAVID VAN REYBROUCK, Contre les élections, Actes Sud, 2014.

** BRYAN FORD, http://bford.github.io/2014/11/16/deleg.html et www.brynosaurus.com/deleg/deleg.pdf

*** FRANCOIS LAMBERT, Blockchain massacre & HAKIM HAFSIA, Bitcoin : la révolution

° FIORELLA DE CINDIO, STEFANO STORTONE, Experimenting LiquidFeedback for Online Deliberation in Civic Contexts, Springer berlin Heidelberg, 2015.

Rentrée 2017 : le CIRB garde le cap !

garder le cap

La rentrée des classes, ce début septembre, coïncide avec la rentrée politique.

Elle est un peu particulière cette année, compte tenu des négociations politiques en cours. Tenons également compte que nous entrons dans une période pré-électorale, avec des élections communales prévues en octobre 2018 ainsi que des élections régionales qui se tiendront en juin 2019.

Tout ceci n'empêche pas le CIRB de poursuivre sa mission au service des institutions publiques et des citoyens. Le lancement des travaux pour l'aménagement d'un nouveau Data Center, au quai des Usines, nous permettra de disposer d'un environnement sécurisé de haut niveau, garantissant à partir de juin 2018 la continuité de nos services en cas de crise.

Je vous invite donc à poursuivre nos efforts communs pour mettre en oeuvre notre objectif premier : Client first !

La smart city, cité sans fonctionnaires ?

un fonctionnaire
La smart city et, plus spécifiquement, l’automatisation administrative liée au big data, signifient-elles l’effacement des administrations ou, au contraire, leur redéploiement ? Les fonctionnaires n’auront-ils plus de travail dans les prochaines années ? Ou plutôt, ne travailleront-ils plus de la même manière ni aux même tâches qu’aujourd’hui ? Un fameux défi pour la ville intelligente.


 

Faire la queue, personne n’aime ça. Que ce soit à la caisse d’un cinéma ou au guichet d’une administration, la perspective a beau être plus réjouissante dans le premier cas (quoique, on n’est jamais à l’abri d’un navet), c’est du temps perdu. Et nous sommes d’autant moins enclins à laisser s’échapper ces si précieuses minutes lorsqu’il s’agit de nous adresser à une administration.

Dès la porte de la maison communale (c’est un exemple) franchie, plus d’un citoyen parfaitement anonyme se transforme illico en Super-Impatient. Hulk s’énerve tout vert ; eux voient rouge. Que la timide stagiaire préposée à l’accueil confonde l’étage de l’état civil et celui des travaux publics et c’est déjà l’escalade. C’est bien simple : une administration serait, par définition, ce creuset malfaisant de l’incompétence, du népotisme, du parasitisme et de tant d’autres tares qui « mènent notre civilisation au désastre » et la « nivellent par le bas ». Et cela, qui plus est, aux dépens des « vrais » travailleurs via les impôts forcément confiscatoires.

Rassurons donc ces ronchons (que nous sommes tous, confessons-le) : bientôt, la transition numérique aura exterminé cette sangsue tentaculaire (comme monstre, ça la pose un peu !) que serait le service public. D’ailleurs, dans 20 ans, la moitié environ des métiers connus aujourd’hui aura disparu sous les coups de boutoirs de l’automatisation comme le veut la prédiction établie par des chercheurs de l’Université d’Oxford dans leur étude « The future of employment: how susceptible are jobs to computerisation? ». Pourquoi donc l’administration échapperait-elle à cette extinction annoncée des fonctions ?

Le big data, nouveau cap

La smart administration prend en effet une tournure de plus en plus concrète. L’informatisation des services publics, ce n’est plus – depuis longtemps – mettre des ordinateurs à la place des machines à écrire. Le cap qui se présente aujourd’hui, c’est celui du big data. On le sait bien : la puissance publique, de l’État aux communes, est assise sur un gisement de données qui nous concernent jusqu’au cœur de notre intimité et de notre vie privée. Elle exploite déjà ces données pour administrer son action – autrement dit délivrer des prestations aussi diverses qu’établir une carte d’identité, déterminer le droit à une prime à la rénovation ou rembourser des frais de santé.

Mais, comparativement au potentiel de ce gisement de données, l’État fait encore figure de modeste orpailleur outillé d’un tamis troué. Le big data, à côté, c’est la mine d’or à ciel ouvert où fourmillent des dizaines de bulldozers. On avance, cependant : le modèle du guichet électronique IRISbox – qui permet déjà de s’économiser les crises de nerfs dans les maisons communales évoquées plus haut – n’est encore qu’une reproduction – certes efficace – des procédures existantes. Un pas plus loin, le nouvel intégrateur de services régional Fidus pose les premiers jalons vers la circulation des données entre administrations. Votre enfant entre à l’Université ? Par une interrogation automatisée des données dispersées entre administrations, son inscription devrait suffire à débloquer la bourse d’études à laquelle il peut prétendre.

Ce service public personnalisé est l’un des « 4P » mis en évidence par Elisabeth Grosdhomme Lulin, experte en innovation et ancien haut fonctionnaire auprès des cabinets des Premiers ministres Balladur et Juppé en France, dans son étude « Gouverner à l’ère du Big Data, Promesses et périls de l’action publique algorithmique », publiée par l’Institut de l’Entreprise. Les trois autres « P » étant : la prédiction, la prévention et la participation.

« Créer des citoyens … pas des usagers, ni des clients »

Où cela nous mène-t-il ? Et comment nos administrations vont-elles évoluer ? L’auteure, loin du libéralisme – souvent débridé pour ne pas dire ultra – de l’Institut de l’Entreprise, paraphrase à ce sujet l’économiste Peter Drucker, père de la formule « There is only one valid definition of a business purpose : to create a customer » pour écrire : « Le but de l’action publique est de créer des citoyens. Pas des usagers, ni des clients, mais des citoyens. »

Parallèlement, quelles seraient les fonctions de l’administration publique dont on peut prédire l’extinction ? Logiquement, il s’agira des postes où la créativité et l’intelligence humaines trouvent le moins à s’exercer, en raison de tâches répétitives. On en trouve quelques exemples dans ce graphique illustrant la probabilité que votre emploi disparaisse dans les 20 prochaines années selon l’étude des chercheurs d’Oxford. Tout en haut de l’échelle de risque, le rôle des dinosaures est endossé par des jobs comme secrétaire ou employé des postes (mais aussi mannequin voire pilote d’avion : fini de rêver…) ; tout en bas, les gagnants de ce nouveau darwinisme sont les fonctions qui résisteront le mieux à l’automatisation, vers lesquelles donc vous devriez pousser votre enfant : les professions de la santé mentale, les responsables d'atelier et les thérapeutes récréatifs.

Pour que l’extinction des métiers ne soit pas synonyme de raréfaction encore accélérée des emplois, comme c’est massivement le cas depuis la fin des années 60 suite à l’explosion de la productivité tant dans l’industrie que dans les services, n’est-il pas temps d’accompagner sérieusement ces changements ? La proposition d’une fonction publique qui « crée des citoyens » pourrait être le point de départ de cette révolution autrement copernicienne que celle proposée en son temps pour l’administration fédérale. Hélas, les débats clivés autour de la fonction publique et des services qui l’accompagnent, encore une fois illustrés à l’occasion des grèves des cheminots de janvier, n’incitent pas à l’optimisme.

SAM, un nouveau métier de l’IT (enfin) ?

SAM, un nouveau métier de l’IT

Savez-vous exactement quels logiciels sont installés sur votre PC ? Le savez-vous par expérience, par paiement de factures d’abonnement ou d’achat de licences, ou à travers un outil d’inventorisation ? Vous êtes sûrement du genre à suivre plusieurs sites technologiques vous suggérant l’un ou l’autre graticiel ou partagiciel en vogue ? Ou encore mieux, vous êtes un adepte des logiciels libres que vous modifiez à votre guise, c’est ça ? Et dans tout ce qui précède, vous avez lu et approuvé les conditions d’utilisation, correct ? Bien sûr, ceci est un vieux débat et vous me répondrez « so what ? ». Ok, je vous entends, vous assumez.
Par contre, si je transpose ces mêmes questions vers la masse croissante de serveurs hébergés dans le Data Center régional qui délivrent les services IT rendus aux administrations et au grand public de la Région, « so what ? » n’est pas une réponse acceptable. Saviez-vous que le coût de maintenance de licences est plus important que le coût de la maintenance matérielle à l’heure actuelle ? On tend vers du 2/3 "licences" pour 1/3 "matériel" !

Je coupe tout de suite court au débat du logiciel libre vs logiciel propriétaire à ce niveau : si, en tant que prestataire de services IT, nous voulons rendre un service professionnel garanti, nous avons bien besoin de couvrir nos environnements par des contrats de support professionnels. Que faire, par exemple, en adoptant une version communautaire d’un logiciel pour un système de production dont le noyau dur des développeurs-contributeurs décide d’un moment à l’autre de créer leur propre « fork » et d’abandonner le projet original ? Qui va supporter la solution à ce moment-là ? Voilà une raison importante pour nous tourner vers du support entreprise, même pour le logiciel libre, qui n’est donc pas si gratuit que cela, on l’aura dit.

Qu’il soit clair que l’ensemble des logiciels installés et couverts soit par un contrat de licence (logiciel propriétaire) soit par un contrat de support ou de souscription (logiciel libre) viennent avec leurs propres conditions d’utilisation, qu’il convient de respecter dès le début. Plusieurs logiciels présentent une facilité d’installation (du « clic clic clic » sans demander la moindre clé de licence) et de déploiement automatisé (images, réutiliser x fois la même clé de licence, …) qui font que les techniques ne sont pas nécessairement conscients que chaque clic pourrait signifier « betalen » ! Et l’éditeur de logiciel comme les intégrateurs ont besoin de faire du chiffre. Là où, par le passé, il suffisait de couvrir un serveur physique par une licence appropriée, l’arrivée de la virtualisation et du cloud ont fait que « le serveur » n’est plus une unité de mesure pertinente : on a basculé dans un mode d’assemblage et de consommation de ressources mémoire, CPU et disque.

Plusieurs éditeurs de logiciels se sont positionnés complètement différemment par rapport à cette évolution. Ainsi, certains réclament une couverture des CPU physiques en dessous de la capacité de virtualisation potentiellement utilisable, alors que d’autres regardent l’exposition du produit final en comptant le nombre d’utilisateurs finaux d’une solution, peu importe le nombre de serveurs ou le type d’environnement (production vs non-production). Et à l’évolution toujours plus rapide du marché, ces mêmes éditeurs ont le droit de changer de modèle de licensing en cours de route, bien entendu. Lisez également entre les lignes : la politique de licence pèse activement sur la stratégie de virtualisation et de cloud, voire même elle peut influencer l’architecture applicative et d’infrastructure, nous forçant à être créatifs pour mettre en place un système « license friendly ».
Bon, vous me suivez toujours ? Comment garder trace de tout ceci, sans ignorer les aspects de gestion budgétaire et de marchés publics ?

SAM

C’est là qu’un SAM mérite absolument sa place. Le SAM ou « Software Asset Management » est un nouveau métier qui se développe sur le marché. De plus en plus de sociétés prévoient un ou plusieurs license & contract managers pour veiller au bon respect des licences et ce durant tout le cycle de vie d’un service, dès sa conception, à travers sa mise en place à l’opérationnel au jour le jour. Savoir quel type de licence peut être installé à quelle fin sur quel type d’équipement, c’est devenu une spécialisation. Travailler de manière « license friendly » (= TCO maîtrisé), rester « audit proof » (= responsabilité juridique de nous tous), c’est plus qu’un défi aujourd’hui. En parallèle, nous assistons à un nouveau marché qui se développe à côté des grands éditeurs du marché, qui ne semblent plus s’y retrouver eux-mêmes dans leurs propres contrats. C’est que des distributeurs et des intégrateurs proposent des services de « license optimisation », services rendus par des gens qui se font certifier dans le licensing d’un portefeuille de produits.

Garder une vue sur l’ensemble de la base installée, savoir donner des conseils quant à ce qui est possible ou pas d’un point de vue licence pour x produits, optimiser sa gestion budgétaire, optimiser ses contrats globaux, voilà les tâches principales d’un SAM interne, un poste indispensable qui se rembourse tout seul, il me semble. Si nous équipons ce SAM d’un outil approprié permettant de croiser la base installée avec la base contractuelle et le droit d’utilisation y afférant, voilà que nous avons de quoi nous rendre complètement en règle par rapport à l’ensemble des contrats et des licences.
Voilà un autre métier de l’IT qui n’est pas du tout technique au départ …
 

Vous avez dit sécurité ?

protection des données

Le développement du Net est un bouleversement, les smartphones amènent littéralement toute l'information du monde au creux de notre main, le 'cloud' bouleverse le fonctionnement des entreprises, le big data offre des perspectives d'études infinies, la numérisation des administrations facilite les démarches des citoyens, …

Évidemment, ce tableau n'est pas idyllique, toute médaille a son revers. En hébergeant ses données, en proposant des services sur internet, tout organisme s'expose à de nouvelles menaces. Lesquelles ? Hackers curieux ou malveillants, cyberdélinquance, espionnage économique voire  étatique… Tout acteur numérique doit être conscient de ce contexte et agir en conséquence.

La protection des données à caractère personnel reste un enjeu majeur, certainement à l’ère du tout numérique. C’est ce qu’on peut appeler le « digital right », émanation numérique de nos libertés et du respect de la vie privée à appliquer sur tout traitement de données, y compris d’images, à caractère personnel.

Le CIRB joue un rôle prépondérant dans l’introduction et le développement des technologies de l’information et de la communication auprès des institutions publiques situées sur le territoire régional bruxellois. Il offre ainsi toute une palette de solutions TIC à la carte, allant des couches basses d’infrastructure comme le réseau (broadband et WIFI via IRISnet scrl) ou encore les centres de traitement et de storage des données, en passant par des services génériques TIC liés à la sécurité (firewall, back up online, …), à l’hébergement, la mise à disposition de machines virtuelles, la cartographie (GIS data & tools) ..., pour arriver à la délivrance de solutions métiers spécifiques et mutualisées  comme le système de vidéoprotection, le guichet électronique régional, la gestion des permis d’urbanisme, … et enfin atteindre la granularité la plus fine, au niveau du traitement de données, nouvel eldorado de l’ère numérique. 

A travers toutes ces couches, la sécurité est primordiale.  La sécurité doit garantir que les données soient traitées selon des règles d’accès strictes, en fonction notamment de leur nature (à caractère personnel, source  authentique, …). Il est  crucial de garantir, quand cela s’applique, la confidentialité des données, en tout temps leur intégrité, mais également la proportionnalité et la finalité poursuivie dans la gestion des accès. La  mise à disposition de données requiert que celles-ci soient correctes, mises à jour, accessibles, qualitatives.

Il existe toute une base légale relative à la protection des données à caractère personnel et aux sources authentiques.
Le CIRB, au travers de sa plateforme FIDUS et en tant qu’intégrateur de services régional qui orchestre les échanges de données, notamment les sources  authentiques, pour le compte de la Région et de ses institutions est ainsi le garant régional du respect de ces principes, notamment vis-à-vis de la commission de contrôle bruxelloise instaurée dans l’ordonnance fondatrice de l’intégrateur de services régional, et in fine vis-à-vis du citoyen. Le CIRB est ainsi reconnu comme un tiers de confiance.

L’Union européenne a édité récemment un nouveau règlement général sur la protection des données, qui entrera en vigueur mi-2018, qui renforce les droits des citoyens en matière de protection de données et pour lequel le CIRB s’attelle d’ores et déjà à préparer la mise en application.

Il est heureux de voir que dans nos démocraties européennes, le "digital right" et l’"ethical use" de nos données personnelles ont une signification réelle qu’il nous tient à cœur de respecter, au même titre que nos libertés fondamentales.

Viendrez-vous "hacker" la Belgique avec nous l'année prochaine ?

Il ne s'agissait pas de pirater la Belgique durant l'événement "HackBelgium", mais plutôt de réaliser un gigantesque brainstorming sur les problèmes actuels en Belgique !

Y participaient des informaticiens -- assez peu, finalement --, des financiers, des experts de IBM du Vito des Fablabs et bien d'autres !

Comme nous étions plus de 500 personnes, chaque salle de brainstorming défendait son propre "Challenge" parmi des questions

  • d'énergie: comment économiser, mieux rentabiliser ou gérer la décentralisation de la création d'énergie
  • de smart city governement: comment faciliter la vie des citoyens dans leurs interactions avec les pouvoirs publiques, comment mieux rentabiliser les actifs des pp.
  • et beaucoup d'autres thèmes (artisanat, mobilité, économie circulaire, soins de santé, agriculture durable,...)

J'ai formé deux équipes dont une a présenté oralement un projet innovant avec le soutien d'experts fournis par Innoviris (roboticiens, financiers, marketing specialists, etc.). J'ai donc personnellement défendu notre idée dans un "pitch" de 5 minutes, suivi d'une session de 15 minutes de questions posées par toutes les autres équipes "concurrentes" de notre Challenge Énergie.

Et même si notre projet n'a pas été retenu pour la présentation finale, j'ai déjà reçu quelques invitations et encouragements à poursuivre notre projet.
Au final, j'ai rencontré énormément de profils différents, jeunes ou moins jeunes, francophone ou pas, des techniciens haute-tension, des spécialistes du BitCoin, des apprentis écolos et plein d'autres pour discuter de nomgbreuses thématiques passionnantes qui font sens pour moi.
C'était une super expérience. J'y ai beaucoup appris et, si l'occasion se représente, je voudrais en être à nouveau.

Alors, viendrez-vous "Hacker" la Belgique avec nous l'année prochaine ?

Un service informatique pour tous : un « plus » pour vous aussi !

Handicap

Rentrer au CIRB un 1er avril… j'ai naturellement pensé à une blague. Et à ce titre, j'avais pensé que celle-ci serait la plus courte possible, les blagues les plus courtes étant les meilleures, paraît-il... C'était en ... 2000.

Ca a été une chance pour moi, à laquelle je me suis accroché en me reposant principalement sur mes acquis techniques. Qualifié d' « amnésique » par les neurologues et neurochirurgiens suite à un accident cérébral et à un coma consécutif, je me suis vu devenir, par-devers moi, la « mémoire » du service. Une autre blague en somme, un autre « 1er avril ».

C'est donc mon rapport à la mémoire, qui me pousse à écrire dans ce sens ; pas sur ma mémoire (ce billet risquerait de ne faire que quelques lignes), mais sur la mémoire d’IrisTeam (CIRB) : je me souviens donc d’un temps où n'importe qui, qui en avait l'idée ou la possibilité, pouvait proposer, mettre en place et faire fonctionner n'importe quelle idée semblant intéressante, sans devoir remplir le moindre document. Le temps des cow-boys, le temps du Far West ! Les nouveaux arrivants et les consultants étaient, du coup, frappés de neurasthénie anxiogène en découvrant la panoplie d'applications et services non référencés et souvent même, non-utilisés par les gens (qui ne s'appelaient pas encore des « clients »). Un temps où ce client était encore captif, n’ayant pas d’autre choix que de se plier aux limitations des services, du matériel, et des compétences des techniciens mêmes.

La nécessité d'adopter des comportements plus « professionnels » s’est imposée d’elle-même.
Je mesure sans trop de nostalgie les évolutions intervenues au CIRB - un nom judicieux, puisque c'est bien là que se discutaient, se préparaient, et se réalisaient les services aux administrations de la Région bruxelloise ; un Centre par lequel était censé passer toute idée et projet informatique. Pour rappel, les demandes de base, en 2000, étaient : Un accès internet. Une adresse mail. Un site web. Un support client et quelques dB ou applications pour agrémenter le tout. Heureusement, depuis, les services aux administrations se sont étoffés !

Je profiterai donc plutôt de cet espace pour tenter de faire passer un message qui m'est cher (pour les raisons que vous comprendrez) : Il s'agit de promouvoir l'idée d'un service informatique pour tous, y compris les personnes souffrant d’un déficit ou d’un handicap. Faire ce pas, n'est pas juste une question de s'intéresser à une minorité : il s'agit d'une démarche inclusive qui, in fine, peut être bénéfique à tous, surtout dans une société vieillissante.

Le CIRB  n’a pas raté ce tournant : le site du CIRB et le portail régional sont Anysurfer depuis 2014. Le portail Smartcity, depuis 2015. Le CIRB est donc rentré dans cette dynamique d’accès pour tous, mais il faut que le mouvement s’amplifie encore, d’où l’importance d’en parler encore et toujours. Chacun à notre niveau, on doit pouvoir se mettre dans la peau, un instant, d'une personne souffrant d’un déficit ou d'un handicap, car cette vision est bénéfique à tous. Tout le monde en tire des avantages.

Tout comme la croissance, la course à l'optimisation, aux performances et à la rapidité a une limite.
Je ne serais pas personnellement pour l'idée d'une « décroissance », mais plutôt d'une croissance pour tous.

À propos d’inclusion informatique, n’hésitez pas à consulter également les recommandations du Web Content Accessibility Guidelines (WCAG 2.0), parmi d’autres.
 

Big Data et sondages, prévoir c’est gouverner ?

Sondages

Depuis quelques décennies, l’activité des instituts de sondage est devenue florissante et ne cesse de s’imposer comme mesure de l’opinion publique. Avec l’avènement du big data (écoute du web ou applications qui suivent les habitudes de surf sur les mobiles, tablettes ou PC), le secteur connaît une importante mutation. Il doit intégrer toutes les sources d’information qui sont à sa disposition pour mieux comprendre les comportements, les attitudes et les opinions des gens, qui sont tour à tour consommateurs, salariés, citoyens.

Ces derniers mois ont été propices à de nombreux sondages : élections pour les primaires du candidat des Républicains en France, présidentielles américaines ou Brexit.

Dans ces trois exemples il est interpellant de remarquer que les instituts de sondage se sont à chaque fois trompés dans leurs projections alors que l’on n’a jamais autant affiné les enquêtes (grâce au Big Data).

Au premier tour des élections pour les primaires du candidat présidentiel de droite, Nicolas Sarkozy était annoncé aux coudes à coudes avec Alain Juppé mais c’est François Fillon qui l’a emporté avec 44% des suffrages. Le Brexit était crédité de 47%, il passera finalement à 52%.

Mais ce que nous retiendrons de la fin de l’année 2016 c’est l’échec des prévisions de l’élection présidentielle américaine et la victoire « surprise » de Donald Trump. En effet, à la veille des élections, selon le modèle statistique du Huffington Post américain qui intègre les sondages menés dans chacun des Etats du pays, la probabilité annoncée d'une victoire de Hillary Clinton était de 98,3% contre 1,4% pour Donald Trump.

Les statistiques d’un autre site (Five Thirty Eight), très populaire dans le milieu des prédictions américaines, donnaient quant à elles Hillary Clinton gagnante à 71,4%.
 

Dans un monde autant connecté que celui d’aujourd’hui il est surprenant de voir toutes ces projections se tromper aussi lourdement. Le Big Data et les sondages semblent déconnectés d’une partie de la population qui se réveille ces derniers mois pour critiquer un monde dans lequel elle ne se retrouve plus.

 

Un rêve à la loupe

Capsule de voyage

Avez vous entendu parlé de l'hyperloop ? Ce métro géant et mondial sur lequel on pourra voyager à plus de Mach 1 ? Non ? Ha ... c'est bien dommage car c'est un projet très intéressant qui relierait les plus grandes villes du monde en très peu de temps !

Imaginez Bruxelles - Sydney ... aujourd'hui, il est nécessaire de voyager plus ou moins 22h, alors qu'on pourrait passer à 14h. Et il s'agit d'un des plus longs voyages actuels. Pas mal ... pas mal du tout ! En plus, ce serait un moyen intéressant pour intégrer les Smart cities entre elles :-)

Et c'est là que vous allez me dire : oui mais ? D'habitude, il y a un mais, non ? Ben si ! Et pas qu'un malheureusement..

Tek-no-lo-gik

Quels seraient les barrages technologiques ? Je dois bien vous avouer que je me le demande un peu ! Faire évoluer une capsule de voyage dans un tunnel à 1200kmh, c'est bel et bien dans nos cordes ... hum pour la gestion heu comment dire ? Si on veut qu'ils soient à l'heure, vous savez à qui on ne doit pas confier la gestion lol

Construire les tunnels ? Et même sous l'eau ? Pfff facile !

Et bien alors ? Commençons !

G.O. - politique

Heuuu oui certes mais il nous reste un axe sensible : le politique !
En effet, en plus de s'entendre sur leur propre territoire (ce qui est presque un sport national et pas que chez nous), il faudra une entente entre tous les pays du monde, ce qui n'a pas l'air d'être la priorité du moment vu la manière dont on se tape joyeusement sur la truffe depuis une centaine d'années (et on avait pas fait de pause avant, c'est simplement chacun son tour).
La paix mondiale ... voilà le premier point, le premier passage obligé avant d'avancer.
Ce n'est pas gagné :-( ...

Personnellement, je suis persuadé que je ne verrai pas ce projet démarrer de mon vivant et je doute que mes enfants en soient le témoin aussi ... Notre monde étant en pleine adolescence et on sait pertinemment tous ce que cela signifie : rebelle et boutons !

Rêve

Cela n'empêche hein ? Que ce serait sympa ces longs voyages hyper rapides dans tous les pays du monde.

Ça me laisse rêveur ... et en rêvant, on peut en imaginer des choses et, qui sait, peut-être les réaliser ?

Je vous laisse avec une veille amie : Lucid Beausonge, "Lettre a un rêveur" :-)

Lettre à un rêveur qui s'ignore
Qui jongle avec les "faudrait" et les "y a qu'à"
Retourne coucher dans son décor
Quand le réel reprend ses droits ...

Gare à l'isolement connecté!

Smartphone selon le Chat

J’ai eu mon premier GSM à 16 ans : un Nokia 3210 avec une coque rose dont j’étais hyper fière... J’étais une des premières de ma classe à en avoir un. C’était dans les années 90.
Avec ce téléphone portable je pouvais appeler, envoyer des sms (qui s’affichaient sur 3 lignes) et jouer au Serpent (Snake). Il tenait 3 jours sans être rechargé, ne me permettait pas d’aller sur internet et restait de longues heures sur ma commode sans même que je le regarde. Je l’ai gardé des années : résistant aux chocs, waterproof (qui n’a jamais laissé tomber son téléphone dans les toilettes) et super discret !

Ce temps est révolu. Maintenant nous avons tous un smartphone dès le plus jeune âge : ces appareils sont grands (au plus grand est l’écran, au mieux !), se déchargent très rapidement, sont ultra sensibles aux chocs, n’ont plus de clavier (adieu Blackberry !), nous permettent de faire une panoplie d’actions (aller sur le net, regarder ses emails, gps, lecteur de musique, appareil photos, etc.) et le comble c’est qu’ils nous rendent complètement accros.

Je ne fais pas partie de la génération Z, ces personnes qui sont nées avec internet, qui maîtrisent l’utilisation des outils informatiques et qui n’imaginent pas une journée sans publier quelque chose sur les réseaux sociaux. Et pourtant, j’ai l’impression d’y être aspirée sans le vouloir. Ayant oublié mon téléphone pendant une journée à la maison, j’ai eu l’impression d’être amputée d’un bras et me suis sentie isolée du reste du monde. L’addiction s’est fait ressentir !

Des études montrent que nous regardons notre smartphone environ 150 fois par jour. Dès qu’on trouve un petit moment, on se connecte à un monde de données virtuelles, seul tout en étant relié à tout et à tout le monde.
Parce que finalement la problématique est là : notre smartphone nous rapproche des gens virtuellement, nous permet de connaître les derniers déplacements de tel membre de notre famille, nous permet de voir les photos des enfants de la vieille connaissance que nous n’avons plus vu depuis 10 ans, de participer au voyage en solitaire de notre ami en Inde … mais en même temps nous isole du monde réel. En restant connecté à son téléphone, on s’isole de son entourage direct. Combien de gens se lèvent le matin en ayant le même réflexe : regarder son smartphone avant même de dire bonjour à la personne qui partage notre couchette.

Entre la solitude et la vie sociale s’est ouverte une troisième voix : l’isolement connecté.

Or l’isolement social, car cet isolement connecté est une forme d’isolement social, a des impacts directs sur la santé. « Selon une étude britannique publiée en 2010, passer trop de temps seul serait tout aussi dangereux que fumer 15 cigarettes par jour » .

Alors ma bonne résolution en 2017 ne sera pas de faire plus de sport, perdre du poids ou arrêter de fumer mais bien de passer moins de temps sur mon téléphone et plus de temps en contact direct avec ma famille, mes amis et mes collègues.

Le Big Data va-t-il changer notre Région?

Big Data

Nous sommes constamment connectés et géo-localisés. Ces données massives Big Data pourraient atteindre, en 2020, 40 zettaoctets dans le monde.
C'est donc une nouvelle structure de l'information et de la gestion des données qui se met en place pour améliorer la direction et la planification des grandes questions urbaines.

Cela peut être l’occasion de se doter d'outils de pilotage et d'anticipation, mais cela implique aussi l’adoption d’outils de régulation pour ne pas laisser aux technocrates et aux gérants du secteur privé la possibilité de faire ce qu'ils veulent.

"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres." Jamais cette citation de Gramsci n'a parue aussi pertinente.

Les datas qui venaient du froid

Simulation 3D de la mine de Lefdal

Dans le Nord de l’Europe, au cœur de la taïga non loin du cercle arctique, dans d’anciennes bases militaires ou au cœur des mines désaffectées, on entend bourdonner les machines dans d’immenses salles immaculées où de rares humains s’aventurent.

Ce n’est pas de la science fiction ni le décor du prochain James Bond (quoique…il y a un potentiel à exploiter), ce sont tout simplement les datas centers géants de Google ou Facebook qui profitent d’une ressource indispensable pour fonctionner : le froid.

Car ces énormes serveurs par où transitent tous les lolcats de la planète ou la photo trop mignonne du petit dernier ont besoin d’être refroidis en permanence.

Profitant des vents polaires ou de la fraîcheur marine, ressources gratuites, Suède, Norvège et Finlande valorisent des sites délaissés et transforment des zones à priori inhospitalières en « data valleys ». L’implantation européenne ne doit rien au hasard, il s’agit de traiter prioritairement les données produites en Europe et de raccourcir leur parcours.

Avec IBM pour partenaire principal, la Norvège s’est lancée dans un projet pharaonique de reconversion d’une ancienne mine au bord d’un fjord en un data center géant (120 000 m2) de plusieurs étages majoritairement sous le niveau de la mer (ce qui facilite le refroidissement). Les serveurs seront installés dans des conteneurs acheminés par camion car oui, les galeries seront assez grandes pour permettre la circulation de poids lourds. L’électricité est, quant à elle, assurée par l’énorme infrastructure hydroélectrique norvégienne.

Lulea en Suède est un autre exemple : débouché maritime des mines de fer (le fameux acier suédois), site militaire et riche de nombreux barrages, Lulea a bénéficié de la politique dynamique tant locale que nationale pour favoriser l’implantation de data centers grâce à des incitants financiers (pas de cadeau fiscal mais une énergie quasi illimitée à un prix imbattable) et à la main d’œuvre locale formée dans les universités technologiques qui y sont installées. De plus l’électricité est garantie 100% verte ce qui est bon pour l’image des entreprises installées. Facebook a bien compris l’enjeu et a installé un de ses principaux Data Centers sur le sol européen. Mais il n’y a pas que Facebook, d’autres entreprises de moindre taille ont délocalisé le traitement de leurs données, ce qui est rentable notamment pour des raisons de coût de l’énergie consacrée au refroidissement…

Maintenant on peut imaginer le risque de concentrer des données et des centres de calcul de portée mondiale sur des zones réduites. Et si des terroristes s’ingéniaient à paralyser ces installations (par ailleurs sous très haute surveillance)? Mais là on nage…en plein James Bond, n’est ce pas ?

Le site du projet Lefdal
http://www.lefdalmine.com/

The Node Pole, l’agence de promotion pour les Datas Centers dans la région de Lulea
http://thenodepole.com/data-center-sites/

Nous sommes tous des ... Problem Managers !

positivisme

Je parie que vous venez de vous dire : oh oui, c'est vrai, il a raison !
Et je ne vais pas vous contredire... c'est vrai, j'ai raison. Mais vous n'imaginez pas encore jusqu'à quel point notre vie est remplie de problèmes.
Oui, en tant qu'IT Manager, j'ai l'impression de plutôt gérer des problèmes en masssssse (comme dirait Céline) que de m'occuper tranquillement (hum) de mon équipe, de nos projets, d'idées, de R&D... Mais non ! Je gère des problèmes, encore des problèmes et toujours des problèmes. Et je ne vous parle pas de mon ingénieur système qui a "juste" voulu ajouter un serveur dans ferme VMWare. Il a pris 5 ans en une semaine !

Je me souviens, quand j'étais tout petit, je n'aimais déjà pas trop les problèmes du type : combien de temps va mettre cette baignoire à se remplir compte tenu du robinet qui goutte, de l’anticyclone des Açores et de ma petite sœur qui s'amuse à enlever et remettre le bouchon de ladite baignoire...

Pffff, vous croyez que ça a changé ? Tentons l'expérience. Ce matin ce fut : comment je vais arriver à acheter ces étiqueteuses compte tenu du fait que mon budget à l'extra n'est pas suffisant, qu'en diminuant la quantité de moniteurs ça devrait aller, mais que je ne peux plus changer mon panier en ligne et aussi à condition que :

  • mon receveur soit d'accord
  • les augures soient bien bons
  • mon train soit à l'heure ! (Tiens, il faudra que je vous en parle un jour !)
  • ouin, snif, etc.

Ça, c'est au boulot ... Mais à la maison c'est pareil ! Finir le plafond ? Oui, mais il faudrait raccourcir la porte, mais du coup ça va faire moche ... Alors comment je vais cacher ça ? Bon, je reverrai le problème dans 6 mois ... Hoplààààà ! Classé !

Mais alors ? Notre vie se résume-t-elle à un énorme problème ? Ça me ferait mal de dire oui, car parfois, il faut bien avouer que ... tout roule ! C'est d'ailleurs souvent à cet instant que l'on en vient à se dire : mais que va-t-il arriver maintenant ? (Je ne vais pas vous faire un cours de philo à la Nietzche, tout n'est pas si noir ;o)

Alors que faire ? Continuer à être un problem manager ? J'aimerais malgré tout tenter autre chose...

Je vous propose 4 débuts de solutions ….

  • Ajouter une dose de fun dans un problème (l'imprimante ne fonctionne plus ? Cool, ça fera des vacances aux arbres)
  • Travailler en amont afin d'être proactif face au problème ! Si vous trouvez comment faire, envoyer un email à la rédaction qui fera suivre lol
  • En faire un défi dont vous sortez vainqueur ! 12 défis relevés aujourd'hui, qui dit mieux ?
  • Mettre une bougie, croisez les doigts, faire 3x le tour de son lit le matin, etc. : Si ça peut vous rassurer, mais vous risquez de vous brûler, de vous faire une entorse, de marcher sur une punaise. Bref, dans tous les cas, cela se résume simplement en trois lettres : Aïe (voire même Aîeheuuu en cas d'agacement prolongé).

Heureusement, les fêtes approchent, oublions quelques temps nos problèmes pour passer aux choix de cadeaux (yes i know, it’s a problem, again !) et rêvons déjà aux sourires des enfants, aux rires des plus grands et à ... nos bonnes résolutions !

Bonnes fêtes !
Olivier

Digital Single Market : et la Région bruxelloise dans tout cela ?

La Commission européenne a lancé il y a quelques mois un nouveau grand chantier : le Digital Single Market ou Marché Unique Numérique.

Cette initiative comprend 3 grands piliers :

  1. Faciliter le commerce électronique transfrontalier
  2. Créer un environnement propice et des conditions de concurrence équitables pour le développement des réseaux et services numériques innovants
  3. Maximiser le potentiel de croissance de l'économie numérique Et le moins que l’on puisse dire est que l’année 2016 voit une réelle accélération en ce domaine, avec 4 paquets de propositions déjà déposées au Parlement européen et au Conseil et un 5ème qui ne devrait pas tarder.

Certains de ces paquets concernent directement des matières dans le périmètre du CIRB, à savoir :

  • La modernisation des services publics incluant l’e-administration ;
  • La société européenne du gigabit ;
  • La protection des données et l’interopérabilité.

Et il faut constater que la Région bruxelloise, via les impulsions du CIRB, est loin de se présenter sans atout dans ces domaines. Il y a, en vrac, BOS, IRISbox, NOVA pour l’e-administration ; IRISnet, wifi.brussels, Fiber-to-the-School pour la société européenne du gigabit ; notre participation à la mise en place de la Commission régionale de la Vie privée, Fidus pour l’interopérabilité entre nos applications et le back-office des Communes pour la protection des données et l’interopérabilité.

Le CIRB, comme la Région, n’ont donc pas à rougir !

Cette adéquation entre les initiatives régionales et les axes promus au niveau européen est la meilleure preuve qu’il faut continuer dans cette voie.

Un peu de nombrilisme

clavier informatique

Il est bien connu que les films et séries télévisées peuvent influencer les comportements et les vocations. La série Urgences a décuplé le nombre d’inscriptions en médecine, et les ados sont soudainement attiré par le métier d’avocat en regardant la série Suits.

Nous, informaticiens, sommes bien mal lotis : dans les séries, nous sommes des faire-valoir permettant au héros de trouver plus vite ce qu’il cherche. En fait, seuls les hackers ont un peu la cote dans The Code ou dans Mr. Robot, mais comme junkies paumés. Personne ne voudrait être le héros de Mr. Robot !

À quand un feuilleton qui décrirait notre métier dans un univers idéalisé où l’informatique serait faite de tape-robots vous regardant droit dans les billes, de salles serveurs aux lumières stroboscopiques, de bugs mécaniques anéantis par des armées de développeurs, menant au passage la grande vie dans une Silicon Valley onirique ?

C’est trop injuste !

Je fais mon Calimero.

Quand j’ai vu dans ma boite mail un courrier de ma collègue en charge du blog CIRB me demandant un article pour tout de suite maintenant, je me suis dit : « Ppfff, qu’est-ce que je vais bien encore pouvoir raconter ? » (oui, parce que je me dis des choses à moi-même, ça arrive, paraît que c’est un signe de grande intelligence qu’ils disent les chercheurs).

Première idée (de génie) : recycler un de mes précédents posts ! Celui de la Toussaint 2015 tiens, sur le testament numérique. Rien n’a changé, les gens n’y pensent toujours pas, c’est la bonne période de l’année. Juste vérifier que les liens sont encore bons, puis zou, je le fourgue.

A peine échafaudé ce plan subtil que ma conscience professionnelle (oui j’en ai une, je sais, c’est rare de nos jours) me rappelle que c’est quand même pas top comme idée. Je me creuse un peu (non pas les méninges, car je rappelle que les méninges sont les enveloppes du cerveau et qu’on peut se les bouger tant qu’on veut ça rend ni plus intelligent ni plus créatif) et dans un éclair écologique j’ai trouvé : un post sur la consommation numérique, ça va être bien ça.

Parce que oui, ma bonne dame, on veut du wifi partout, on s’envoie 50 photos par jour avec Snapchat, on échange sur Whatsapp, on s’écharpe sur Facebook, on s’invective sur Twitter, mais ça bouffe de l’espace dans les data centers tout ça. Et un data center, c’est que ça en consomme de l’électricité pour fonctionner, pour refroidir les machines, et tout et tout. Je m’apprête à chercher des infos sur le sujet, puis « Merde » que je me dis à moi-même (oui, parce que je me parle à moi-même parfois, je vous l’avais pas dit ?), « vas-y plutôt de ton coup de gueule ! ». Oui, parce que bon hein ça commence à bien faire.

Sous prétexte que je bosse dans un service communication, tout le monde part du principe que je suis capable de débiter des posts comme Stakhanov des tunnels de mine, d’être créative en claquant des doigts comme un gouvernement en recherche de taxes pour boucher un déficit ! Et bien non ! Je m’insurge, je proteste, je réfute, j’objecte Votre Honneur ! Ecrire un article, avoir des idées, ça ne s’improvise pas ! C’est un processus ! Que dis-je un processus… c’est un art, c’est un talent Môssieur ! (on sent bien là hein que je suis un peu vénère). En plus, c’est toujours à la dernière minute. Tout ça parce que le volontaire initial a lâchement abandonné son poste à quelques jours de la deadline.

Oui je râle Môssieur, et j’ai le droit ! D’abord, c’est extrêmement jubilatoire et puis ça fait du bien ! Et en même temps, ça me fait un blogpost ! Bon allez, c’est pas tout ça, faut que je retourne à mes occupations. Des messages m’attendent sur les médias sociaux… Je dois répondre aux gens qui râlent. Y en a quand même qui ont que ça à foutre ;-) C’est trop injuste.

Isabelle Ghislain

Au fait si ça vous intéresse quand même la consommation numérique, sachez que l’envoi d’une trentaine de mails de 1Mo à deux destinataires par jour et par personne génère à 180 kilos de CO2. A l’échelle planétaire, on estime à 3.800 tonnes l’émission de CO2 par minute uniquement pour l’envoi de mails et de newsletters ! (Sources : Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et post d’Amandine Peeters pour www.ecrirepourleweb.com).

La vidéoprotection pour contrer les dépôts clandestins

dépot clandestin

Le CIRB s'est engagé dans le déploiement de caméras de vidéoprotection sur tout le territoire régional. Le plan approuvé par le Gouvernement couvre de multiples usages, allant du contrôle de la vitesse grâce aux caméras ANPR à la lutte contre les dépôts clandestins. En effet, dans certains quartiers de notre Région, ces dépôts constituent une plaie qu'il n'est pas évident de réduire. L'usage de caméras dotées d'un système de détection de mouvements permet désormais l'organisation d'interventions pour surprendre les contrevenants en flagrant délit, ainsi que la transmission wifi des images vidéo aux services communaux compétents. Il s'agit d'un moyen efficace pour établir l'identité des fauteurs de troubles.

Voilà un usage peu connu de ces caméras, et la Commune de Molenbeek a fait récemment appel au CIRB pour le mettre en oeuvre : 7 nouvelles caméras mobiles traquent désormais, de jour comme de nuit, les pollueurs.

Ceux qui prennent les rues de notre Région pour une décharge publique risquent désormais gros !

Hot ! Rahinna et Britt séparés à cause du chien du voisin. Voici pourquoi (photos)

surprise

Et hop! Un mot choc, un people, des photos, une promesse d'explication; il n'en faut pas plus pour provoquer un clic irrépressible vers un article tapis en embuscade.
Cette recette qui fait mouche est, depuis plusieurs mois, abondamment utilisée sur les sites de presse. On en use et en abuse tant et tant que cela en devient lassant. Même les plus sérieux tombent dans le travers, ou délèguent l'absurde en louant de l'espace de leur site web à des tiers qui usent des mêmes stratagèmes.

Ainsi cohabitent du sérieux et du bidon, du fondamental et du futile, du presque faux et du pas vrai, de la vérité dont on n'est quand même pas tout à fait sûr, le tout entre sein baladeur et WAGlette de footeux en mal de petite culotte. Une chose est sûre : il n'y a plus d'avenir pour les paparazzis ! Les célébrités se "selfisent" si minutieusement dans des mises en scène narcissiques qu’il est devenu inutile de les pourchasser pour une bête photo floue qui ne serait même plus choc du tout.
Ces troubles de voisinage génèrent comme un doute sur le sérieux du site d'information que l'on consulte. J'ai personnellement du mal à me faire une opinion sur le bien-fondé des actualités si des informations somme toute relevantes côtoient des commentaires sur des émissions de télé-réalité-virtuellement-augmentée. Nivellement par le bas ou légèreté passagère ? Information ou racolage ? Je me tâte.

"Alertez-nous!" est sans doute le bouton qui fait descendre l'intellect dans les catacombes internetiques. N'importe quel quidam peut ainsi se défouler en déversant son fiel à propos de LA mésaventure qui lui est arrivée. Entre les déclinaisons "Maman, j'ai raté l'avion", "Calimero" et "Mr Bean", certains se la jouent "Lanceur d'alerte", en quête d'un moment de gloire exhibitionniste, d'épaules virtuelles compatissantes, ou de chevaliers pourfendeurs d'injustices. Remarquons que ces malheureux épisodes partagés avec force larmes ou réactions scandalisées ne sont souvent que les conséquences d'éclipses (temporaires ou permanentes, selon les cas) de lucidité ou de bon sens, ou de manifestations d'une guigne chronique qui, hélas, ne s'estompera pas en la partageant avec des milliers de voyeurs, trop contents par ailleurs de s'abreuver de la malchance d'autrui.

« Ce que l’on sait de… », aussi très tendance, est la rubrique racoleuse qui se veut la synthèse d’un événement auquel on ne comprend rien, duquel on a raté les épisodes précédents, ou que l’on ne sait plus suivre tant on est inondé d’informations qui partent dans tous les sens. Si l’intention est louable, force est de constater que le résultat ne rejoint pas les attentes, et que l’article en question ne se résume finalement qu’à un condensé des doutes et hypothèses qui circulent lors d’un drame qu’il faut absolument couvrir en instantané, au risque d’être à la traîne par rapport aux concurrents, même si l’on doit à cette fin répercuter des éléments potentiellement inexacts.

Les médias en sont donc réduits à faire appel à une alchimie de bas étage pour inciter le lecteur à visiter tant et plus leurs sites web, afin de satisfaire les annonceurs publicitaires. Il faut certes bien trouver du financement, mais contrairement à ce qu’il est aisé de prétendre, ce ne sont pas les consommateurs qui en demandent; ils ne font que suivre le mouvement et sont en réalité victimes de ce qu’on leur impose.

Ainsi s’auto-alimentent les empires des magnats de la presse et de leurs chers actionnaires, aux dépens des populations qui tendent à se rassurer de voir les mêmes informations entrelacées par différents canaux de communication. Parler dans un journal de ce qui est dit d’une émission télévisée sur les médias sociaux constitue un cercle pernicieux. Il suffit qu’une personne introduise dans le système une info susceptible d’embraser les foules, et elle y est automatiquement, sans aucune critique, validée dans sa véracité, mais aussi dans sa pertinence. On en parle partout, donc c’est vrai, et parce qu’on en parle, c’est digne d’intérêt. Arrêtons donc de parler de la famille Cradéchiant, et on verra tout à coup sa parvenue célébrité s’effondrer sous l’évidence de son insignifiance, enfin.

Oups! La presse en ligne s'enfoncerait-elle dans des marécages? (vidéo)

IT manager d'une équipe "client", l'équilibre délicat

Boss, Leader, Manager, Responsable, Ambassadeur, Coach, Collègue, Humain, trouver l'équilibre lorsqu'une équipe vous est confiée voilà assurément un défi intéressant et risqué mais ô combien enrichissant. 

Evidemment si vous êtes engagés pour ce poste vous savez à quoi vous attendre, offre d'emploi, description de fonction à l'appui le cadre est dressé.

Par contre si ce changement de fonction vous "tombe" littéralement dessus c'est un peu comme être poussé dans un grand bain et apprendre à nager pour ne pas se noyer.
Les choix sont nombreux, le positionnement important et les attentes de votre équipe ou de vos responsables aussi.

Alors on s'y met on commence par gérer, organiser, prévoir, le Manager arrive se découvre, grandit. La technique, le budget, l'administratif chaque aspect est important et nécessite du temps et de l'implication.

Dans un même temps il faut assumer, orienter, diriger ses actions mais aussi celles de l'équipe, obtenir la confiance, le respect, le Responsable prend la mesure des enjeux et défis qui lui sont confiés.

Déjà deux casquettes assez lourdes à porter et qui vont définir la qualité et l'efficacité de l'équipe mise en place. Une équipe qui d'ailleurs ne va pas tarder à croître, se diversifier, se renforcer. Là aussi l'IT manager se positionne il devient Recruteur, Coach, Collègue…

Une belle aventure humaine est en route, c'est une de ces aventures qui vous font grandir, changer, mûrir.

Les pièges sont nombreux, les dérives possibles alors les choix sont importants la difficulté ou la facilité, la théorie ou la pratique, les décisions unilatérales ou l'implication de l'équipe c'est à ce niveau que l'équilibre devient difficile à trouver et surtout à maintenir. Un faux pas et vous devenez le "Boss", le "petit chef", vous perdez la confiance, le respect, la motivation.

Mais c'est aussi cela qui fait tout l'intérêt de ce métier, les variables sont nombreuses tout évolue en permanence aujourd'hui ne ressemble pas à demain.
Equilibre délicat, éphémère, en évolution permanente en quoi est-ce si important de l'atteindre, de le maintenir de le rechercher ? Pourquoi vouloir à tout prix rechercher cet équilibre qui semble si difficile à atteindre et si compliquer à maintenir ?

Au cours de ces dernières années passées au sein du CIRB, IRISteam et BE ce sont mes collègues qui m'ont apportés les réponses à ces questions.

Comment me direz-vous ? Et bien de manière très simple en fait, par leurs actes, par leur soutien, par leur engagement dans nos projets et nos actions quotidiennes, par leur collaboration pleine et entière et sans condition.

C'est à ce moment que vous le savez, vos efforts pour atteindre cet équilibre en valaient vraiment la peine.

Et que se passe-t-il alors ? et bien tout devient possible, déménagement de 650 personnes en 4 jours, migration DCR  sans impact utilisateur, renouvellement complet de parc IT, passage vers une administration 2.0, téléphonie, nouvelles technologies, développements intégrés, cartographie, infrastructure…les projets s'enchainent, nombreux, ambitieux.

La force d'action et de réalisation devient un moteur de changement, l'équilibre a changé il faut se remettre au travail et redéfinir ensemble la prochaine étape, le nouvel équilibre.

Blockchain massacre

la  technologie blockchain
Vous êtes peut-être comme moi : vous avez toujours regardé le bitcoin comme un énième hochet pour geek, sans réelle valeur d’usage pour vous. Et si sa valeur résidait plutôt dans sa technologie, la blockchain ? En résumé : un modèle de gestion de l’information décentralisé, libre, ouvert et sécurisé, dont le potentiel disruptif dépasserait même tout ce que l’Internet a déjà pu nous apporter.


© www.lemagit.fr


Blockchain ? Rien à voir avec un cadenas. Plutôt le contraire même puisque cette technologie pourrait être la clé qui ouvrira toute grande la porte à des changements profonds non seulement dans le monde financier, puisque tout a commencé avec la cryptomonnaie bitcoin, mais aussi dans une large variété d’applications tout en rebootant la démocratie, rien que ça ! En rendant au passage certaines professions complètement obsolètes ou inutiles.

Petit rappel à tous ceux qui, comme moi, n’ont jamais effectué la moindre transaction en bitcoin. Cette « nouvelle forme d’argent », dixit le site https://bitcoin.org/fr/, reposant sur des « transactions rapides de pair à pair » et « fonctionnant sans autorité centrale », est gérée « collectivement par le réseau » en mode « libre et ouvert ». Bref, tout ce qu’il faut pour faire se dresser les cheveux sur la tête de votre banquier.

Fondamentalement, le bitcoin repose cette question qui est au cœur de la monnaie et, plus largement, de toute information échangée entre humains : la confiance. Et il en faut pour réaliser une transaction financière d’un bout à l’autre de la planète aussi simplement que vous achetez (enfin, achetiez sans doute) votre journal chez le buraliste du coin de la rue, tout en mettant sur la touche tous ces intermédiaires qui vous permettent d’utiliser vos euros sonnants et trébuchants ou votre carte bancaire.

Des milliards d'utilisateurs d'ici 5 ans

Bon, mais en quoi ceci est-il, gentiment mais sûrement, en train de nous faire basculer dans un nouveau monde ? Tout simplement parce que son architecture technologique peut être adaptée à n’importe quel échange d’informations ou presque dans ce bas monde.

Pour comprendre le fonctionnement de la blockchain, tournons-nous vers Vitalik Buterin, l’inventeur de l’ethereum (le bitcoin mais en mieux et en beaucoup plus puissant, disent les spécialistes), dans une interview donnée au journal LesEchos.fr, dont le titre en dit long : « Les blockchains géreront des milliards d'utilisateurs d'ici 5 ans. » Ce génie de 22 ans à peine décrit la chaîne de blocs comme « un réseau décentralisé de milliers d'ordinateurs partout dans le monde qui permet de faire fonctionner différents types d'applications - des devises, des systèmes pour enregistrer des actifs numériques, potentiellement plein d'autres choses -, et ce d'une façon totalement sécurisée qui ne requiert pas que vous ayez confiance en aucune de vos contreparties. En fait, c'est une couche informatique au-dessus de tout ordinateur y participant qui est un moyen de créer un système sûr à partir de composants individuels potentiellement pas sûrs ».

Vous n’y voyez toujours pas clair ? Sur ce même blog, mon collègue Hakim Hafsia a déjà jeté un coup de projecteur technique sur le concept dans son billet « Bitcoin, la révolution ». Le schéma ci-dessous emprunté au portail blockchainfrance.net devrait faire jaillir l’étincelle ou, sinon, cette vidéo : la blockchain expliquée à un enfant de 5 ans.

 

 

Pas encore convaincu ? Dans leur carte blanche « Bienvenue en 2036: vous êtes en Wallonie » (Le Soir du 3 mars 2016), trois influenceurs belges placent la blockchain dans leur tiercé prédictif, avec la voiture autonome et l’ubérisation générale de l’économie et des services publics.

Le massacre va commencer

2036 peut paraître encore loin. Pourtant, c’est aujourd’hui que ça se passe. La blockchain a déjà quitté le cercle des initiés. Pour preuve, les autorités publiques commencent à s’y intéresser. C’est le cas du gouvernement français qui (non, n’est pas resté bloqué sur la case minitel) a annoncé son intention d’ouvrir une brèche dans la législation en faveur de la blockchain. L’idée est de permettre d’expérimenter la technologie sur le marché des bons de caisse en vue de l’étendre ultérieurement au financement des PME.

Pour en revenir à Vitalik Buterin, dans la même interview aux Echos.fr, il lance cette prophétie : « Oui, des emplois vont être perdus, mais ils concernent en grande partie des gens qui gagnent beaucoup d'argent. J'espère que les blockchains contribueront à éliminer des emplois trop bien payés. »

Dans le collimateur de la blockchain se trouvent, outre les intermédiaires financiers, notamment toutes les professions qui font métier d’authentifier des actes ou des transactions dans des secteurs aussi variés que l’immobilier, les études (diplômes) ou la propriété intellectuelle (brevets, droits d’auteur en musique…), les assurances, etc. Les énergéticiens, aussi, auraient à s’inquiéter, par exemple de cette expérience citoyenne à Brooklyn qui associe blockchain et microgrid pour mettre en relation le particulier producteur d’électricité solaire et son voisin. La liste est longue et s’étend jusqu’au plus grand des grands méchants loups actuels : Uber, en voie se faire ubériser via le service Arcade City.

La blockchain et le secteur public

Il n’y a pas de raison pour que les autorités vivent à l’écart de cette révolution technologique. Dès lors qu’il est question de production ou d’échanges d’actes ou de documents authentiques, la blockchain concerne le cœur de métier des administrations publiques. Un titre de propriété immobilière, une information d’état civil, un permis de conduire… tous sont susceptibles de passer à la moulinette de la blockchain.

Déjà, le secteur privé se presse au portillon. IBM a annoncé ses premiers services blockchain hautement sécurisés pour le secteur public. Et certains pionniers s’y mettent : l’État du Delaware, déjà bien connu comme paradis fiscal des entreprises au sein des États-Unis, entend les caresser encore plus dans le sens du poil grâce à sa Delaware Blockchain Initiative.

Le Parlement européen s’intéresse également au sujet et prépare un rapport censé baliser l’approche par l’UE des monnaies virtuelles et, partant, des blockchains. Son rédacteur, le député démocrate socialiste allemand Jakob von Weizsäcker explique : « La vraie question est de savoir si et quand l'une de ces innovations capitales verra le jour, et à quel point nous sommes préparés, nous les gouvernements et les législateurs, à ce type de révolution ». La chercheuse Primavera De Filippi (CNRS, Paris) sollicitée dans le cadre de ce rapport voit dans la blockchain « une sorte de technologie de la réglementation, permettant aux lois d'être appliquées de façon plus transparente et plus efficace ».

Certains prédisent même à la blockchain un avenir dans les urnes, ou plutôt à leur place. En 2014 déjà, au Danemark, le parti politique Liberal Alliance a utilisé la blockchain pour ses élections internes. Un pas plus loin, l’Ukraine envisage d’utiliser la blockchain pour se doter d’un système décentralisé, transparent et accessible à utiliser lors de primaires, de référendums ou d’élections.

Et en Belgique ? Le 22 juin dernier, la ville d’Anvers organisait la « Blockchain-inspiratiemiddag », première du genre en Flandre, consacrée à la blockchain et à son impact sur les autorités. Tout en soulignant que cette technologie peut représenter autant d’opportunités que de menaces, les organisateurs de ce colloque concluaient : « Blockchain kan zo de ideale partner worden om de zichtbare aanwezigheid en dienstverlening van de overheidsdiensten te versterken. »

En tout état de cause, la naissance prochaine d’une Belgian Blockchain Association devrait jouer les mouches du coche pour réveiller les acteurs qui dorment encore dans l’ignorance de cette révolution en marche.


Pour approfondir le sujet :
•    How blockchains could change the world : une interview sur un blog de McKinsey
•    Blockchain : la révolution technologique qui va bousculer les institutions : une émission de Radio France
•    Quelle place, quelles ambitions pour les Belges sur le terrain du “blockchain”? : un article de regional-it.be

Eclosion de la Génération Z

génération z

Ils ont entre 15 et 25 ans. « Digital native », cette génération hyper connectée est aux portes du monde professionnel. Ils utilisent tous les réseaux sociaux selon leurs besoins. Toutes les informations sont à portée de leurs doigts. Plutôt tolérants mais individualistes, dotés d'une capacité d’attention moindre mais s’adaptant plus vite aux changements, ils sont plus réactifs et surtout ils ont clairement une autre vision du monde. Un nouveau conflit de génération se prépare mais il se fera, cette fois, dans le monde numérique.

Sommes-nous prêts pour les accueillir dans le monde professionnel ? La réponse est clairement non.

Premièrement, c’est à nous de nous adapter à eux. En effet, cette nouvelle génération sera plus entreprenante, la barrière entre leur vie professionnelle et la vie privée sera limitée. Plutôt orientées "compétences" que "métier", les entreprises auront un meilleur résultat en misant sur la relation de confiance plutôt que la relation hiérarchique. Dans le cas contraire, ces jeunes n’hésiteront pas à aller voir ailleurs. L’utilisation des emails devrait être remplacée par des solutions de collaboration. Les réseaux sociaux pour entreprise commencent timidement à voir le jour. Mais les entreprises rechignent à les utiliser pour cause de confidentialité et sécurité, juridique ou de contrôle.

Deuxièmement, un changement de culture des entreprises devrait se faire afin de préparer ce changement en douceur.
Dans la vie de tous les jours, ce changement se traduit depuis une dizaine d’années, notamment avec les sites e-business. Et certains ont pris le monopole au niveau mondial (Amazon, Booking, AirBnB ou Uber, Google, Youtube, …) Ces « business modèles » ont un impact sur notre manière de consommer, qui s'en trouve d'ailleurs fortemement modélisée. Suivre ce vent ou s’adapter est une obligation pour ne pas  se retrouver sur le carreau.

Quadragénaire et informaticien de formation, je me sens malgré tout dépassé par ce domaine. Fort heureusement papa de deux adolescents de 15 et 18 ans, j’ai un laboratoire grandeur nature me permettant de mieux cerner ce sujet, son évolution quotidienne et surtout de rester connecté.

PS : cet article ne prétend pas porter une vérité absolue mais ce qui est clair, c’est qu’il y a une nouvelle révolution numérique qui est en cours. Alors à bon entendeur, salut !
 

Niet alleen bits en bytes, ook hart en hoop

Blog Day 2016

Het was maar een klein bericht in de krant de voorbije zomer – in tegenstelling met een aantal denkbeeldige problemen die de voorpagina’s sierden – maar het raakte me: “17.000 vacatures knelpuntberoepen raken niet ingevuld”.

Het probleem zou het grootst zijn in de IT-sector. "Het gaat om zeker 10.000 vacatures", zei Marc Lambotte van technologiefederatie Agoria. Als staatssecretaris van ict en digitalisering durf ik dan wel eens binnensmonds vloeken.

Want in tegenstelling met wat al eens gevreesd wordt – digitalisering en robotisering zou heel veel jobs overbodig maken – creëert digitalisering ook werk. De Nationale Bank spreekt van een multiplicator-effect van 3 jobs: voor elke hoogtechnologische job zouden er drie andere bijkomen. Nu moet je altijd voorzichtig met multiplicator-effecten maar ook de OESO berekende dat in bijvoorbeeld 2013 20% van de jobgroei te danken was aan de ict-sector.

Dat is niet min. Zeker in een gewest als Brussel, waar nog bijzonder veel jonge mensen werkloos zijn. Thomas Carlyle schreef ooit: “A man willing to work, and unable to find work, is perhaps the saddest sight that fortune's inequality exhibits under this sun.”

Daarom moeten we niet alleen investeren in digitale opleidingen en vorming, maar moeten we ook naar een digitale mindset in onze hoofdstad. En dat kun je op verschillende manieren doen. Eén op de vijf Brusselaars heeft geen noemenswaardige internetverbinding. Kunnen we dan verbaasd zijn dat ze de digitale wereld niet verkennen? Net daarom hebben we zestien openbare computerruimtes waar mensen kunnen surfen, computers leren gebruiken en cursussen kunnen volgen. Net daarom bieden we gratis wifi aan via de meer dan zestig Urbizone-hotspots op grote publieke plaatsen zoals Flagey, Rogier en straks in de metro. Het aantal gebruikers van Urbizone is trouwens verdubbeld – van 2.000 naar 4.000 per dag - sinds de Actiris-kantoren, de gewestelijke arbeidsbemiddelingsbureaus, onze gratis wifi aanbieden.

Want vergis u niet: digitalisering verandert niet alleen onze economie, onze mobiliteit,… het verandert  ook onze arbeidsmarkt. Volgens berekeningen van de OESO is het aantal gebruikers van de grootste twee jobplatformen met vijftien (!) vermenigvuldigd de voorbije tien jaar. Als we onze burgers niet voorbereiden op de digitale transitie, zullen ze die moeten ondergaan in plaats van ze zelf in handen te kunnen nemen en de vruchten er van te plukken.

En ik ben er van overtuigd: hoe vroeger mensen de digitale instrumenten in de vingers hebben, hoe sterker ze later – digitaal en fysiek - in hun schoenen zullen staan. Vroeg begonnen is half gewonnen. Kinderen moet je natuurlijk niet overtuigen met ‘perspectieven op de arbeidsmarkt’, maar met spelplezier, creativiteit en teamgeest. Daarom organiseren we nu al een aantal keer Capital Digital: waar kinderen uit kansarme wijken samen met lokale jongeren op een speelse manier leren programmeren, coderen en games maken tijdens hun vakantieperiodes.

De trots in de ogen van de ouders wanneer hun kinderen hun project op het einde van de week voorstellen, is gewoon hartverwarmend. Zo zie je ook dat ict niet alleen over bits en bytes gaat, maar ook over hart en hoop. Ook de vele coderdojo’s met hun geweldige vrijwilligers en Microbit, een project dat we binnenkort gaan lanceren en dat workshops gaat aanbieden aan kinderen tussen 10 en 14 voor STEM-onderwijs, zijn hartverwarmend en veelbelovend.

Niet alleen kun je zo Brusselse jongeren de kennis geven om de vruchten van de digitalisering te plukken, ze kunnen zelf ook nieuwe paden inslaan en nieuwe kiemen zaaien. Denk aan Khadija Hamouchi, de 26-jarige Molenbeekse met haar sociaal leernetwerk. En zij is lang niet de enige. Ook rond onze oproep om hackathons te gaan organiseren, heb ik grote verwachtingen.
Kortom: de zomer is een fijne tijd om even te temporiseren, het belangrijke nieuws te onderscheiden van de komkommers, maar vooral: om de batterijen op te laden en vervolgens dapper verder te werken aan de Smart City en de belangrijke rol die we daarin aan de Brusselaars willen geven.

 

Bianca Debaets
Staatssecretaris ICT & Digitalisering
 

Pas que des bits & bytes, mais aussi du cœur et de l’espoir

Blog Day 2016

Cela n’a fait que quelques lignes dans le journal, l’été dernier – contrairement à divers problèmes secondaires qui figuraient en première page – mais cela m’a touchée : “17.000 emplois dans des professions en pénurie ne trouvent pas preneur”.

Le problème frapperait le plus durement le secteur IT. « Il question d’au moins 10.000 offres d’emploi » expliquait Marc Lambotte de la fédération de l’industrie technologique Agoria. En tant que Secrétaire d’Etat chargée de l’Informatique et de la Transition numérique, je ne peux m’empêcher d'être en colère.

Car contrairement à ce que l’on a déjà pu craindre, à savoir que la numérisation et la robotisation rendraient de très nombreux emplois superflus, la numérisation crée aussi de l’emploi. La Banque nationale parle même d’un effet multiplicateur de 3 emplois :  ainsi, pour chaque emploi dans la haute technologie, trois autres viendraient s’y ajouter. Il faut, bien sûr, rester prudent avec les effets multiplicateurs, mais l’OCDE a, elle aussi, calculé qu’en 2013 par exemple, 20% de la croissance de l’emploi étaient redevables au secteur ICT.

Ce n’est pas rien, surtout dans une Région comme Bruxelles, où il y a encore de très nombreux jeunes au chômage. Thomas Carlyle écrivait jadis : « A man willing to work, and unable to find work, is perhaps the saddest sight that fortune's inequality exhibits under this sun. »

C’est pourquoi nous devons non seulement investir dans les formations numériques, mais également inspirer un mindset numérique dans notre capitale. Cela peut se faire de différentes manières. Un bruxellois sur cinq ne dispose pas d’une connexion internet digne de ce nom. Faut-il, dès lors, s’étonner qu’ils n’explorent pas le monde numérique ? C'est précisément pourquoi nous proposons seize espaces publics numériques où les gens peuvent surfer, apprendre à utiliser un ordinateur et suivre des cours. C’est précisément pourquoi nous offrons aussi le wifi gratuit via plus de soixante bornes Urbizone dans des lieux publics tels que les places Flagey et Rogier ainsi que, prochainement, dans le métro. Le nombre d’utilisateurs d’Urbizone a d’ailleurs doublé – de 2.000 à 4.000 par jour – depuis que les bureaux Actiris, l’agence régionale pour l’emploi, proposent notre wifi gratuit.

Que l’on ne s’y trompe pas : la transition numérique ne transforme pas uniquement notre économie, notre mobilité,… elle transforme aussi notre marché de l’emploi. Selon les estimations de l’OCDE, le nombre d’utilisateurs des deux plus grandes plateformes pour l’emploi a été multiplié par quinze (!) au cours des dix dernières années. Si nous ne préparons pas nos citoyens à la transition numérique, ils devront la subir au lieu d’être en mesure de pouvoir se prendre eux-mêmes en main et d’en cueillir les fruits.

Je suis, en outre, convaincue de ceci : plus tôt les gens maîtriseront les instruments numériques, mieux ils seront par la suite en mesure – tant du point de vue numérique que physique – de prendre leur avenir en main. Ici, comme partout, il est primordial de partir du bon pied. Il ne sert, bien entendu, à rien de tenter d’en convaincre les enfants avec les « perspectives sur le marché de l’emploi », mais bien par le biais ludique du jeu, de la créativité et de l’esprit d’équipe. Voilà pourquoi nous avons déjà organisé à plusieurs reprises le Capital Digital, où les enfants de quartiers défavorisés peuvent apprendre de manière ludique, avec des jeunes des environs, à programmer, à encoder et à créer des jeux durant leurs vacances.

La fierté qui se lit dans le regard des parents, lorsque leurs enfants présentent leur projet à la fin de la semaine, fait vraiment chaud au cœur. On voit donc que l’ICT n'est pas que bits & bytes, mais également une question de cœur et d’espoir. Les nombreux CoderDojo, les formidables bénévoles qui les animent ainsi que Microbit, un projet que nous allons lancer sous peu proposant des ateliers à des enfants de 10 à 14 ans pour l’enseignement STEM, sont réconfortants et prometteurs.  

Il est possible de donner aux jeunes bruxellois les connaissances leur permettant de cueillir les fruits de la transition numérique, mais aussi de découvrir de nouvelles voies et de récolter ce qu’ils ont semé. C’est notamment le cas de Khadija Hamouchi, une Molenbeekoise de 26 ans et de son réseau social d’apprentissage. Et elle est loin d’être la seule. Je nourris également de grands espoirs concernant notre appel à l’organisation de hackathons.
En deux mots : si l’été est la période idéale pour temporiser un peu, pour distinguer les vraies informations du fait divers, il permet surtout de recharger ses batteries pour ensuite redoubler d’ardeur au travail dans le cadre de la Smart City et du rôle important que nous entendons y donner aux bruxellois.

 

Bianca Debaets
Secrétaire d’Etat en charge de l’Informatique et de la Transition numérique

De online Brusselse bestsellers van het moment…

Brussels Smart City

Bij het CIBG kennen we het klappen van de zweep ondertussen wel…
Sinds jaar en dag beheren we de content van www.be.brussels de officiële portaalsite van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. 700 pittige pagina’s in drie talen met alle mogelijke informatie die de Brusselaar, de zakenman, de toerist maar smaken kan om zijn weg te vinden in het soms Brusselse doolhof.
Afgelopen maart zetten we www.opendatastore.brussels online om alle behoeften inzake open data binnen het Gewest netjes een plaatsje te geven. U vindt er ondertussen een 100-tal datasets rond de meest diverse topics.
Maar de kers op de taart blijft natuurlijk 3 juni 2015. We organiseerden die dag de Brussels Smart City Summit en om ons Brussels smart city marketing plan communicatief te ondersteunen zetten we toen parallel met dit event www.smartcity.brussels online.
Bravo de navelstaarders van communicatie kloppen zich op de borst, kreunt het in de coulissen. Neen, voor één keer gaat die gedachte misschien niet helemaal op.

Als Belg zetten we onze toffe projecten net veel te weinig in de kijker

In Brussel hebben we besloten om alle toffe smart city projecten in het Brusselse 1 centrale plek te geven.
Vandaag, eind augustus 2016, zijn een kleine 20 Brusselse organisaties ons hier trouwens enthousiast in gevolgd en genieten zij voortaan mee van de unieke (inter)nationale zichtbaarheid die deze portaalsite hen biedt. smartcity.brussels is jawel volledig drietalig: Engels, Frans, Nederlands.

De mening van de Brusselaar staat trouwens centraal bij deze nieuwe aanpak: alle nieuwsitems kunnen worden beoordeeld aan de hand van hartjes, van 1 tot 5.
Naast een simpele social media gimmick hebben we ook ingezet op échte communicatie met de burger. Hem of haar wordt immers gevraagd zijn of haar slimme suggesties rechtstreeks naar het Gewest door te sturen. De pientere worden meteen gepubliceerd.
Ten slotte biedt de site ook de belangrijkste smart cities wereldwijd. Handig voor de snelle backpacker of luxetoerist.

Nieuw dit najaar is dat ook alle smart city events, dat zijn er tenslotte een 2 tal grote per jaar voortaan netjes geïntegreerd zijn in smartcity.brussels.
Moet u uw smart city dringend ei kwijt en hebt u deze superhandige en sexy tool (we blijven tenslotte communication professionals) nog niet ontdekt dan moet u dringend contact opnemen met webmaster@smartcity.brussels.
Wij reserveren meteen het mooiste plekje op de portaalsite voor uw slimste smart city projecten en creëren uw smart profiel quasi onmiddellijk.
Houd dit najaar ook event.smartcity.brussels in de gaten want we hebben dan de wijsheid in pacht…

Tony De Coux
Smart city marketeer slash communicatiewonder

Et un, et deux, et 3.0 !

3.0

“Digital is the New Black” ! Digital is “The New Normal

Peter Hinssen affirmait en 2010 que nous étions à mi-chemin de la révolution digitale (numérique) ! En juin 2016, la maison d’édition Van Haren publie CIO 3.0 – Het verschil maken bij digitale transformatie :

« […] chaque organisation doit investir dans la technologie digitale afin de créer de la valeur ajoutée pour ses clients [entreprises, particuliers ou citoyens] et d’améliorer son agilité opérationnelle pour de meilleurs services. »

Ce 10 août, TechTarget.com s’intéresse à l’« Ultimatum Digital » de Progress Software :

« Les anciennes règles ne sont plus valables. Les technologies numériques ont radicalement transformé le paysage Business, mais de nombreuses organisations ont complètement ignoré cette réalité. […] En omettant de se préparer pour les nouvelles technologies, dispositifs et systèmes, les organisations ont menacé leur propre survie.
Maintenant, il est temps de faire face à cette nouvelle dynamique et commencer à planifier un avenir technique plus intégré. »

Le Digital fait manifestement l’objet de nombreuses études et réflexions. Selon l’angle d’analyse, les uns parlent Entreprise, les autres ICT,  CIO ou SMAC, et le chemin parcouru est souvent étiqueté 1.0, 2.0 ou 3.0. Beaucoup insistent également, à raison, sur la nécessité d’une participation commune du Business et de l’IT à la stratégie de l’organisation. J’ai essayé d’y voir plus clair…

Entreprise

Le terme Entreprise 2.0 a été inventé en mars 2006 par le professeur McAfee (Harvard Business School). L’Entreprise 2.0 fait le choix stratégique d’intégrer les technologies Web 2.0 (logiciels sociaux et collaboratifs) dans son intranet, son extranet et ses processus Métier. En mai 2010, McAfee modérait un panel sur l’Entreprise 3.0 : l’intérêt se portait alors sur la facilitation de l’accès aux données et à leur exploitation, et sur le cloud.
Le trajet digital de l’Entreprise – 1.0, 2.0 ou 3.0 - est généralement évalué sur 5 axes (ou 6 axes) :

1. La technologie :

  • du client/server
  • en passant par le Web
  • vers la mobilité, le cloud, l’accès universel (multiplateforme, fixe et mobile) et le centrage sur l’utilisateur et la personnalisation

2. Les processus :

  • d’abord limités à un secteur d’activité
  • ensuite gérés dans un cadre bien défini
  • enfin, agiles et optimisés

3.    L’intelligence : de la spreadsheet en passant par le tableau de bord vers l’analyse prédictive

4.    Le leadership

  • de l’organisation hiérarchique
  • vers la matricielle
  • puis la « wirearchical » : « un flux dynamique à double sens du pouvoir et de l'autorité fondé sur la connaissance, la confiance, la crédibilité et l'accent sur les résultats, activé par des gens interconnectés et la technologie »

5.    Les interactions entre personnes : du mail en passant par les réseaux sociaux vers l’auto-organisation et l’innovation distribuée

TIC et CIO

Je recommande aux amateurs du domaine la lecture de CIO 3.0 – Het verschil maken bij digitale transformatie paru en juin, et leur suggère de rédiger les 1ers commentaires sur le blog associé.

1.0

L’IT-Technology se « contente » d’une gestion efficiente (Jay-stion efficiente, PJ/inside joke) de l’infrastructure (IT = “bastion technique des nerds”).

2.0

Les TIC s’alignent sur le Business : le CIO et d’autres fonctions IT font le pont entre le Business et les TIC (IT = Information et Technologie).

3.0

Les fonctions IT sont partie intégrante et stratégique de l'entreprise. Mais le CIO reste peut-être le mieux placé pour mettre le point Digital à l’ordre du jour. Une confiance réciproque étant établie, Business et IT sont partenaires stratégiques : toute l’entreprise s’implique dans les projets de transformation numérique ! En plus de l’infrastructure, les TIC doivent jongler maintenant avec 4 I (the four I’s) : Information, Innovation, Intégration et Intelligence…
Dans Business/IT Fusion, début 2009, Peter Hinssen caractérisait la transformation majeure de l’IT (de 1.0 vers 2.0 suivant sa terminologie) par le passage d’une IT alignée sur le Business à une IT fusionnée avec le Business :

« Fusion will allow companies to focus on technology-enabled innovation »
« We believe that we should not just be concerned with ‘aligning business and IT’, but that we should be busy integrating IT into the business. We believe the time has come for business and IT to fuse. »

SMAC – Social (media), Mobile, Analyse des données (big data), Cloud

SMAC est le concept selon lequel quatre technologies (digitales/numériques) sont à la base de l'innovation des entreprises : Social, Mobile, Analytics, Cloud. L’évolution des technologies SMAC à partir de 2010 est bien illustrée par une enquête de EY Inde. Les étapes 1.0, 2.0 et 3.0 sont utilisées dans cette matière également sans correspondance directe avec ce qui a été décrit plus haut.
Pour information, l’impact des technologies SMAC fait l’objet du prochain séminaire Drive your organisation’s digital transformation (du 22 au 28 août 2016): « Comment transformer la culture de l’ensemble de l’entreprise pour se concentrer pleinement sur l’innovation numérique ? »

En conclusion

Alors qu’on se débat encore avec l’ICT 2.0, pourquoi s’étendre sur l’Enterprise, l’ICT ou le CIO 3.0, me direz-vous ? Et que nous annonce-t-elle d’autre, la 4ème Révolution Industrielle ? 5 o’clock, tea time ! ! Ensuite je réserverai peut-être une Model 3 ;-)

Dominique Annet, La pieuvre informatique (2009)

« Depuis Le Meilleur des mondes (Huxley, 1932) jusqu’à Wall-E (Stanton, 2008), nous nous questionnons sur notre rapport à la machine. Ennemie ou alliée ? L’homme créa la machine. Mais la machine recrée l’homme. Leurs destins semblent inexorablement liés. Dans ce nouveau monde en émergence, les questions de la place, de l’attitude et du destin humains sont (re)posées. L’informatique est un fabuleux révélateur de nos forces, de nos faiblesses, de nos croyances en des mythes, de nos espoirs et de nos possibles. »

« Faire des plans à cinq ans n’a plus de sens, l’horizon est désormais à trois (et au mieux six) mois, les anciens modes de fonctionnement et les organigrammes classiques explosent. L’entreprise doit devenir frugale (dans son fonctionnement), fluide (dans ses relations au monde) et se doter d’une force intérieure (un vrai projet fort qui n’a rien à voir avec les résultats financiers) qui lui donnera le charisme pour toucher, individuellement et collectivement, ses partenaires et leurs tribus. »

Peter Hinssen sur Linkedin

« ¥ Extreme customer- centricity: We show you how extreme customer centricity requires a double transformation: digital AND human. It is the only way you can pull the customer back into the heart of your company. »

A parcourir également…

“The First Industrial Revolution used water and steam power to mechanize production. The Second used electric power to create mass production. The Third used electronics and information technology to automate production. Now a Fourth Industrial Revolution is building on the Third, the digital revolution that has been occurring since the middle of the last century. It is characterized by a fusion of technologies that is blurring the lines between the physical, digital, and biological spheres.”

“a dynamic two-way flow of power and authority based on knowledge, trust, credibility and a focus on results, enabled by interconnected people and technology.”


Autres sources :
The evolving meaning of the 'I' in CIO (20/07/2015)
Peter Hinssen, "The four I's" (The New Normal book, 2010)

En cours à l'Administration communale d'Ixelles !

Maison Communale d'Ixelles

Ca bouge à l'Administration communale d'Ixelles ! Que s'y passe-t-il donc ? Tout d’abord, le système d’exploitation Novell (et tout ce qui est lié à Novell) fera l’objet d’une migration vers le système d’exploitation Microsoft. Cela implique aussi que la plateforme E-mail, actuellement basée sur Novell Groupwise, sera migrée vers la plateforme Microsoft Exchange, à savoir Outlook pour les postes d’utilisateurs.

Détail important

La plateforme E-mail sera toujours gérée par le service Informatique interne (Ixelles), mais sera hébergée dans le centre de données régional du CIRB (Centre d’Informatique pour la Région Bruxelloise). Cette action nous garantira les capacités, la sécurité, la performance et la stabilité d’un environnement régional avec l’option importante de pouvoir profiter du nom de domaine « .brussels ».

Ainsi, tous les employés de la Commune disposeront d’une adresse e-mail « @ixelles.brussels » ou « @elsene.brussels ». L’ancienne adresse e-mail restera encore disponible pendant un bon bout de temps (mi-2017) pour faciliter le changement des contacts et permettre s’orienter, petit à petit, vers une nouvelle adresse email.

Par ailleurs, la capacité de la boîte aux lettres se verra augmentée (x4), de même que la taille des fichiers qu’on pourra envoyer en pièces jointes (x3).

Evolution

Une autre évolution importante, faisant partie de la migration de Novell vers Microsoft, consistera en la réorganisation de la structure des répertoires sur les serveurs vers une structure identique à la nouvelle structure communale. En deux mots, cela signifie que la structure actuelle sera supprimée au profit des noms de départements/services tels que prévus dans l’organigramme. De plus, on sera automatiquement dirigés vers les répertoires/dossiers conformes à son emplacement dans l’organigramme. Des moyens de collaboration faciles et sécurisés entre services et même entre départements seront réalisés pour répondre au mieux aux besoins existants.

L’idée à la base de la modernisation du réseau est de garantir une stabilité, une disponibilité et une performance de haut niveau. Toute l’architecture devra donc être revue, et cela implique un impact temporaire sur la disponibilité du réseau. Les débranchements et reconnexions des câbles physiques auront lieu le plus possible en dehors des heures de travail pour garantir une disponibilité du réseau, de même concernant la migration des données (mails, dossiers…).

Le premier projet, consistant en la modernisation de tout le matériel (serveurs/stockage) et la migration vers un environnement informatique basé sur les systèmes de Microsoft, se terminera, nous l'espérons, fin juillet. La migration de l’environnement E-mail se déroulera en deux étapes. Fin juillet, la migration de Groupwise vers Exchange sera completée, mais l’environnement sera toujours hébergé à Ixelles. L'étape de migration de l'environnement E-mail vers le centre de données régional, qui impliquera le raccordement au domaine « .brussels », se déroulera fin 2016.

Le deuxième projet, consistant en la modernisation du matériel réseau à la Maison Communale, est en cours. Les autres bâtiments suivront dans les mois qui viennent.
 

Du Problem management à la « falaise de verre » ?

un problem manager au féminin

Alors qu’on me demande d’écrire un article sur le Problem management, voilà que je tombe sur un article  du Monde intitulé « Embauche-t-on les femmes quand ça va mal ? ».

L’approche pour la forme sera donc d’éclaircir quelques notions sur le Problem management, tout en articulant pour le fond avec les concepts de psychologie organisationnelle introduits dans l’article du Monde. Vivons curieux !

Finalement, qu’est-ce qu’un Problem manager ? Son rôle est de gérer des situations qui vont mal, justement ! Ces situations sont soit des incidents récurrents, c’est-à-dire qui reviennent régulièrement sans qu’une solution définitive ne soit apportée, soit des incidents potentiels, c’est-à-dire qui ne se sont pas encore produits mais dont on a identifié le risque qu’ils se produisent dans l’avenir. Le rôle du Problem Manager est donc d’identifier la « root cause » des incidents, qu’ils soient récurrents ou potentiels, et d’y apporter une solution définitive.

L’incident récurrent est, par exemple, une situation où plusieurs utilisateurs se plaignent que la synchronisation entre Efficy et Outlook ne fonctionne plus. Le rôle du Problem manager sera d’identifier la cause avec les parties prenantes, d’apporter la solution définitive, d’assurer sa mise en œuvre et son suivi.

L’incident potentiel est, par exemple, lorsque l’on constate que l’espace de stockage utilisé d’un serveur est à 95% depuis plusieurs semaines, sans qu’aucune action ne soit prise pour réduire l’espace utilisé. La proactivité du Problem manager permettra d’identifier ce risque et d’avertir les équipes concernées afin qu’il fasse le nécessaire avant qu’un incident ne se produise.

Le rôle du Problem Manager n’est pas toujours perçu comme ayant une utilité immédiate au sein d’une organisation, alors que ses actions combinées à celles d’autres acteurs apportent une réelle plus-value quant au maintien du niveau de service. Afin de réduire le nombre d’incidents, le Problem Manager est ainsi amené(e) à coordonner différentes équipes, alors que ces équipes n’ont ni les mêmes intérêts, priorités, ligne hiérarchique, etc. La tâche du Problem manager peut, dès lors, s’avérer compliquée.

Au CIRB, le Problem manager est une femme

C’est ici que j’ai envie de rebondir sur le Problem management assumé par une femme au CIRB et pour y introduire le concept de « falaise de verre », en référence au « plafond de verre », concept qui désigne la difficulté pour les femmes d’atteindre des postes à responsabilités.

L’étude britannique relayée par Le Monde démontre que les femmes assument plus volontiers des fonctions à risques que les hommes, mais qu’elles ne sont pas pour autant récompensées. Les deux chercheurs britanniques Michelle Ryan et Alexander Haslam ont introduit le concept de « falaise de verre » pour expliquer qu’en prenant le risque d’assumer une fonction reconnue comme compliquée, elles augmentent le risque d’échec, et donc de chuter, d’où l’expression « falaise de verre ».

D’autant plus qu’une étude PwC  démontre que les organisations sont moins clémentes à l’égard des femmes puisqu’elles seront congédiées plus facilement qu’un homme.
Dans la fonction de problem management, le risque est donc grand de chuter, c’est-à-dire de ne pas être capable de mener à bien sa mission, car cette mission dépend fortement de la bonne volonté d’autres acteurs.

Plus largement, on voit des femmes accéder à des postes à responsabilités quand l’organisation est en crise (pensons à Theresa May qui succède à David Cameron et qui devra gérer le Brexit, à Hillary Clinton, ou encore à Angela Merkel). Pourquoi donc, alors que l’ascension professionnelle des femmes est symboliquement arrêtée par le célèbre plafond de verre, ces femmes arrivent-elles à prendre une place dans les moments de crise ?

Une des hypothèses avancées est qu’une fois que le modèle dominant, c’est-à-dire un homme qui occupe un poste à responsabilités, ne fait plus ses preuves, on cherche une solution innovante. Cette solution innovante serait donc de promouvoir une femme. D’autant que le stéréotype de la femme qui saura prendre soin des autres, influence la perception selon laquelle les femmes sont des leaders idéales dans les situations compliquées.  

Après le plafond de verre, les femmes doivent-elles aussi se méfier de la falaise de verre ? Voilà de quoi alimenter vos discussions à l’heure de l’apéro ! :-)

Bonnes vacances !

Le numérique au musée

les nouvelles technologies au musée

La dernière innovation en date - une première en Belgique - est à découvrir depuis le 18 juin au sommet de la butte du lion de Waterloo : des lunettes 3D assorties d’un casque audio permettent désormais au visiteur de revivre à 360° les mouvements des troupes napoléoniennes et alliées, les charges de cavalerie, …

Les nouvelles technologies au service de l’art, de l’histoire ou de la science ne relèvent plus du gadget. Même si les avancées en la matière restent assez timides en Belgique – beaucoup d’institutions sont encore au stade de l’audio-guide - elles n’en demeurent pas moins significatives : parmi d’autres institutions, le STAM (Gand) et le Musée des Lettres Manuscrites (Bruxelles) se sont équipés de tables multitouch ; le Mons Memorial Museum (Mons) a choisi le principe de l’hologramme 3D ; la nouvelle scénographie de In Flanders Fields (Ypres) fait notamment la part belle aux bracelets interactifs tandis que le Musée Magritte (Bruxelles) s'est équipé de visioguides en trois langues des signes. Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, quant à eux, définissent l’exposition-phare Bruegel. When art meets technology comme le résultat d’une « […] profonde réflexion sur les changements en cours dans le domaine de la muséologie, à l’ère du digital. »

Vous avez dit "révolution" ?

Quelle est la finalité de ces nouvelles technologies de l'information et de la communication qui envahissent lentement mais sûrement nos institutions et musées ? Ces procédés se veulent généralement une nouvelle forme de médiation entre le musée et le visiteur. Il s'agit indéniablement d'un facteur d'attractivité pour séduire de nouvelles cibles, plus jeunes, peu ou moins intéressées de prime abord par l'expérience muséologique. Comme le souligne Vincent Delvaux,  « [l]e multimédia, le numérique est réellement une réussite quand il est intégré, invisible, pensé en transversal, en synergie avec les oeuvres. il doit promouvoir l'approche émotionnelle, sensorielle, l'expérience augmentée, démultipliée. »*

La recette du succès

Point de départ fondamental de toute tentative d'association entre la sphère muséologique et l'univers des NTIC : les nouvelles technologies de l'information et de la communication sont à mettre au service d'un message et d'un contenu. Mesdames et Messieurs les commissaires d'exposition, attelez-vous à les définir et à les alimenter avant toute autre préoccupation, sans quoi tablettes interactives, impressions et projections 3D, applications dédiées et balises de géolocalisation se limiteront au seul aspect attractif de leur utilisation... On passe alors de dispositifs en dispositifs pour manipuler des boutons, sans parvenir à comprendre la finalité de ces opérations et le visiteur, vite lassé, passe inmanquablement à côté de l'essentiel.

Concentrons-nous donc, avant toute chose, sur que l'on souhaite communiquer avant d'imaginer les moyens et les technologies pour le faire ! Ces dernières ne devraient jamais servir à pallier les lacunes de contenu. L'avertissement vaut, encore et toujours, la peine d'être répété, car c'est encore et trop souvent là que le bât blesse.

Ceci dit, attelons-nous également au problème que pose notre tradition muséologique. Les modes de représentation des connaissances évoluent avec le temps, et nos institutions au service de la culture et de la diffusion de la connaissance ne peuvent en faire fi !

L'espace muséal doit s'actualiser, se renouveler, se réinventer. Il est donc parfois nécessaire de dépasser la tradition de manière à laisser davantage d'espace à l'imagination ainsi qu'à la création, sources d'émotion.

Les solutions technologiques doivent donc trouver une place équilibrée au musée, tout au service d'une oeuvre et d'un message à véhiculer. Et pour que cette intégration puisse être réalisée dans le cadre d'une réflexion pertinente à moyen et long termes, muséographes et scénographes devraient être idéalement sensibilisés voire formés aux nouvelles technologies de l'information et de la communication : la non-utilisation de nouveaux procédés relève souvent d'un simple manque d'information des responsables muséaux...*

La rencontre de la sphère muséologique et de l'univers des TIC devient donc inévitable et c'est tant mieux ! Le projet CHESS (Cultural Heritage Experiences through Socio-personal interactions and Storytelling) s'intéresse depuis 2011 à leur interaction réciproque. La création de réseaux entre équipes muséales et technologiques est en train de se faire également à travers la Belgique avec le projet Museomix : durant trois jours, des équipes pluridisciplinaires se retrouvent dans le cadre d'un musée pour créer ensemble des prototypes de médiation muséale, c’est-à-dire des dispositifs interactifs qui visent à enrichir l’expérience du visiteur. Les prototypes une fois réalisés sont présentés au grand public.

Envie d'en savoir plus sur Museomix et de participer à cette aventure ouverte à tous ? Vous êtes codeur, médiateur culturel, responsable de contenu, communicateur ou graphiste? Venez tester le concept le 29 juin au MAS à Anvers!

 

*Brigitte Doucet, Nouvelles technologies et musées. Oui mais comment et pour quoi faire? www.regional-it.be, 07/07/14.

La solution plutôt que le problème

solution

Par le biais de cet article, je souhaite vous emmener à nouveau sur un autre chemin autour du thème de la « résolution de problèmes » en vous proposant un changement de perspective et d’approche dans les stratégies que vous mettez en place pour résoudre vos problèmes.
Mais d’abord, prenez un peu de temps pour répondre à cette question !

Quelle est l’approche classique que vous adoptez spontanément lorsque vous êtes confrontés à une difficulté ?

Vous vous focalisez sur le problème ? Vous l’analysez sous toutes ses coutures et cherchez à en comprendre les causes pour dégager d’éventuelles solutions ? C’est, en effet, l’approche de la grande majorité des gens et parfois, ça marche MAIS... Bien souvent, cette façon de faire, plutôt que de vous permettre de dégager des solutions, vous permet, au mieux, de dégager une vue précise du problème et de ses conséquences et, au pire, de ne plus voir que le problème. Prenons l’exemple de Jean-Paul, manager d’équipe dans une société de marketing. Celui-ci éprouve des problèmes pour déléguer un certain nombre de tâches auprès de ses collaborateurs. Sa manière de faire engendre rapidement toute une série de conséquences néfastes dans son propre travail et dans son management. Ainsi, il occupe son temps à effectuer de nombreuses tâches opérationnelles en dépit des activités plus stratégiques, tactiques ou de développement. Au-delà de cela, son comportement a également un impact négatif sur ses collaborateurs car ces derniers ne gagnent ni en autonomie, ni en compétences. Si ce comportement perdure, ils pourraient être privés de l’expérience qui favoriserait leur développement personnel et professionnel.

Pour Jean-Paul, l’acte de « déléguer » est alors davantage pensé et vécu en termes de problèmes à travers des phrases telles que « je ne lui fais pas confiance » et « j’ai peur des erreurs qu’elle pourrait commettre ».

Changeons de perspective ! Je vous propose d’accompagner Jean-Paul vers une approche orientée "solutions". Ainsi, penser en termes de solutions permettra d’aborder la notion de « délégation » comme une solution en soi. Ce changement permettra à Jean-Paul, d’une part de se connecter à ses ressources plutôt que de se focaliser sur toutes les raisons qui le poussent à ne pas déléguer (autrement dit, ses résistances) et, d’autre part, de réfléchir en termes d’objectifs à atteindre.

Mais encore, me direz-vous ? Concrètement, comment procéder pour mettre en œuvre cette nouvelle approche ? Je vous propose d’appliquer « l’art du questionnement » orienté solutions(*).

Quelles sont ces questions qui se focalisent sur les solutions ?

Dans le cas concret de l’action de « déléguer », ces questions peuvent être les suivantes :

  • « En quoi la délégation est-elle nécessaire ? »
  • « Que va-t-elle apporter ? »
  • « Que va-t-elle changer ? »

Penser en termes de solutions est différent de penser en terme de résolution du problème. Le changement de point de vue consiste à ne pas chercher des solutions aux problèmes mais bien de nouvelles façons d’agir et d’interagir avec son environnement. C’est là tout l’objet du développement personnel de chacun d’entre nous.

Ce changement de perspective nécessite d’en appeler à vos ressources, à l’ensemble de vos connaissances et de votre savoir-faire. L’un des fondements de toute démarche de changement ne consiste-t-il pas à s’appuyer sur le fait que : « chacun possède en lui les ressources pour effectuer les changements qu'il souhaite et atteindre ses objectifs » ?
Pour résumer et clôturer notre propos sur l’art du questionnement orienté solutions, je terminerai sur cette phrase de Socrate, citation qui résume également parfaitement ce qu’est le coaching :

« Les gens qu’on interroge, pourvu qu’on les interroge bien, trouvent eux-mêmes leurs propres réponses »
 

(*) Pour aller plus loin, je vous renvoie au livre de Philippe Bigot, Le coaching orienté solutions.