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Les femmes dans les filières STEM

Il y a quelques semaines, ma collègue Chantal m’a gentiment proposé d'écrire le dernier post de l’année.

J’avoue : cela n’a jamais été mon fort ; ni parler aux conférences, ni intervenir dans de grandes assemblées ou encore publier sur des blogs.
Confrontée à la « deadline », je me retrouve donc devant une page blanche. Quel sujet vais-je bien pouvoir choisir pour cet article ?

Un an et quelques mois au CIRB, un travail passionnant, des collègues motivés et compétents, des défis nombreux, des journées bien remplies… Parmi les sujets qui m’ont occupée cette année au quotidien, mais également dans mes réflexions, lequel choisir ?

Raconter les différents défis qui nous attendent dans les prochaines années ?

La Digital Transformation dans le service public

Notre propre transformation digitale ainsi que celle de nos clients, avec leurs spécificités, constituent un fameux défi que nous devrons relever, qui touche tous les départements, notre organisation de manière globale, notre manière de penser et de collaborer.

Aller plus loin dans l’innovation

Innover toujours plus et suivre les tendances IT (projets-test sur le blockchain, les chatbot, l’IoT, …) ?

Comment avoir une stratégie d’innovation plus systématique, tout en laissant le temps à chacun de participer à des projets de collaboration tant internes qu’externes, à des « hackatons », d’être partie prenante de cet univers de startups et de citoyens qui réfléchissent à l'utilisation des open data mises à disposition par les administrations publiques ?

Oui, ce sont aussi des sujets importants, auxquels nous accorderons une plus grande attention encore dans le futur.

Data Analytics & Big data

D'autres sujets sur lesquels nous reviendrons certainement : le Data Analytics et le Big data. Le CIRB a un rôle central à jouer dans ce cadre, tant pour améliorer ses propres applications que pour supporter les autres institutions dans leurs analyses de données.

Les femmes et les filières STEM

Mais finalement, non.  Je souhaite vous parler des femmes dans les métiers du digital et de l’IT.
En tant que responsable d’un département IT, et femme travaillant dans des départements IT ou techniques pour la plus grande partie de ma carrière, j’ai souvent été confrontée au fait d'être une des rares femmes assises autour de la table, et ce pour 2 raisons :

  • plus les femmes montent dans la hiérarchie, moins elles sont nombreuses
  • dans les départements techniques, elles le sont encore moins
En cette fin d'année 2017, il continue à être important de mettre en avant la faible représentation des femmes dans les métiers du digital et de l’IT, la faible représentation des femmes dans les filières d’études scientifiques, à l’exception des filières médicales.

Un de mes collègues me disait récemment : « il y en a un peu marre de tous ces événements organisés pour les femmes. Même chez les avocats, ils commencent aussi. Pourtant ils n’en ont pas besoin. ».  Peut-être ; on pourrait le penser.

De certaines études universitaires ou cycles courts, autant de femmes que d’hommes "sortent" par an. Mais là, le problème se situe au niveau du plafond de verre, ce plafond à hauteur variable pour chacune, invisible mais où, d’année en année, de niveau en niveau, passent à travers moins de femmes que d’hommes.Dans les positions de management en général, voire de direction, quel que soit le département, les femmes sont encore en général sous-représentées, alors que la représentativité dans les échelons inférieurs est tout à fait raisonnable. Cette étude de McKinsey l’évoque plus en détail.
Le graphique suivant le montre encore mieux. Les chiffres, valables pour les US, sont tout autant corrects pour l’Europe.

Je profite de cet article pour vous mettre également le lien vers un Ted Talk que j’aime beaucoup de Sheryl Sander, COO de Facebook.  Elle donne 3 conseils aux femmes que je vous livre pour réflexion :

  1. Sit at the table
  2. Make your partner a real partner
  3. Don't leave before you leave

Devons-nous pour autant avoir des quotas ?  Peut-être dans les conseils d’administration ; par contre, à l’intérieur des entreprises, ce n’est pas possible à l’heure actuelle. Si 10, 20, 30% de femmes sortent de filières STEM (informatique, écoles d’ingénieur, …), il est difficile d’imaginer en avoir plus à l’intérieur de l’entreprise. Il faut donc travailler en amont, et avec une perspective à long terme, tant sur le choix des études que sur les stéréotypes.

Assez parlé de la position des femmes en général, et j’espère que je vous ai donné l’envie de lire plus sur le sujet et de regarder certaines choses avec une autre perspective.

Pour les filières STEM (IT, ingénierie, scientifiques), la présence féminine faible l’est à tous les niveaux, vu que le taux d’hommes et femmes n’est déjà pas identique lors des études.
Que veut dire STEM ? Science, Technology, Engineering et Mathematics, un acronyme qui recouvre un large éventail de disciplines en technologie, technique, sciences exactes et mathématiques.

Il y a quelques mois, je lisais dans Datanews un article assez surprenant, indiquant que « les jeunes filles belges s'intéressent plus tardivement aux STEM que dans d'autres pays européens, et abandonnent aussi plus vite qu'ailleurs. » L'enquête entendait essentiellement vérifier pourquoi et quand les jeunes filles perdaient leur intérêt pour les STEM. En effet, en dépit des efforts menés, les STEM semblent toujours attirer un public essentiellement masculin.

En Belgique, la fenêtre d’opportunité où les filles commencent à s’intéresser aux sciences et arrêtent de s’y intéresser est entre 12 et 14 ans, plus courte que dans la majorité des pays européens.

Les raisons évoquées ou analysées pour ce non-choix d’études sont

  • une conviction partagée par la moitié des filles que les garçons sont meilleurs en science ;
  • le fait qu’il manque de représentations concrètes de ce à quoi les sciences servent par rapport au besoin de concrétisation des filles. 

Rajoutons à cela le manque de modèles dans le domaine scientifique ou IT : enseignants, parents, experts, amies… Il est parfois aussi difficile pour des filles de justifier leur choix d’études scientifiques par rapport à leur entourage ou leur groupe d’amies.

En Belgique, nous avons vraiment à travailler dès la maternelle et pas seulement aux Journées Carrière de fin de secondaire, en tant que parents, adultes, professionnels, pour donner et faire garder aux filles le goût des sciences, de l’informatique et du coding. C’est valable aussi pour les garçons d’ailleurs, étant entendu que les filières STEM sont plutôt désertées au profit de filières en sciences humaines ou économiques, à l’heure actuelle.

Il est important de faire découvrir les sciences par l’expérience, des expériences qui touchent le quotidien de nos enfants. Quelques ASBL sont dans le créneau pour donner le goût des sciences, du coding, de la robotique aux enfants, telles La Scientothèque.

Pour l’informatique et le coding, il est tout autant important de le faire vivre dans le quotidien de nos étudiants.  Alors que la technologie est partout, qu’ils utilisent PC, tablettes et smart phones dans leur vie quotidienne, les enfants n’ont pas ou trop peu d’initiation à ces technologies qui les entourent.
Des initiatives comme Coderdojo sont excellentes pour les enfants : un endroit où ils peuvent aller coder avec un parent et où ils sont secondés par des professionnels bénévoles.
D’autres initiatives telles que celle-là pourraient avoir lieu également dans les écoles, pour initier le plus grand nombre. Mais pour cela, il faut qu’il y ait une volonté plus large et politique de former aux sciences et au digital dans l’enseignement.

Il est important également de ne pas oublier les initiatives existantes que nous pouvons soutenir, concernant la reconversion professionnelle des personnes - hommes ou femmes - souhaitant se réorienter vers une filière IT prometteuse d’emploi.  Je citerai ici des ASBL comme LeWagon, BeCode ou Interface3, qui s'adressent à des publics différents, la dernière se focalisant particulièrement sur les femmes.

Que peut-on faire pratiquement, nous qui sommes en IT et femmes ?

Jouer notre rôle de modèle en l’assumant, participer à des journées Carrière, aller parler dans les écoles, expliquer l’intérêt de notre travail et l’amusement qu’on peut en avoir pour préparer nos filles ET nos garçons à faire des études scientifiques ou informatiques.

Quelques autres idées à mettre en application : animer des coderdojo; recevoir des élèves et étudiants pour leur faire vivre notre quotidien; participer à des animations dans le secondaire.  

Et surtout, surtout s’amuser au travail !

Brussels Smart City voor de eenzame blogger

2017-2018

Najaar 2017. De bladeren vallen van de bomen, de winterfris heeft zich nu echt doorgezet én het laatste “Brussels Smart City for”-event is nog slechts een vage herinnering…
U staat er misschien niet bij stil maar de tweede eventcyclus Brussels Smart City 2017-2019 van het CIBG is halfweg.
Dit betekent dat we dit jaar goed hebben gewerkt op het CIBG. Maar liefst 3 Brussels Smart City Events rond heel diverse thema’s hebben meer dan 1000 man in beweging gezet. Exclusief organisatie!
Een meervoud daarvan was op de hoogte maar verlet. Een veelvoud heeft erover gepraat.

Overzicht 2017

In het voorjaar zijn alle professionals uit de onderwijssector op het matje geroepen bij de directie in het gebouw van Brussels Milieubeheer om te leren en kennis te delen in een digitale wereld. Ze namen er deel aan een reeks workshops en konden er kennismaken met verschillende bedrijven in een Smart Village. (naast een plenair gedeelte natuurlijk)

In de vroegzomer zijn we in cultuurtempel Flagey gaan proeven van Brussels Smart City for Culture.  Niet alleen de culture buffs maar ook Jan en Miet met de pet. Ze ontdekten er kunst en cultuur in het digitale tijdperk.

Dit najaar ten slotte stopten we de kmo’s een hart onder de riem om hen te wijzen op de digitale transformatie als succesfactor voor hun onderneming. We merken ondertussen o.a. via de social media en de Facebook-pagina van Brussels Smart City dat deze thema’s meer dan ooit spelen bij de Brusselaars. Ze praten erover, ze stellen ons hun vragen. We talk back. Hoe kan het ook anders, de 6 topics zijn door ons zorgvuldig uitgekozen op basis van wat vandaag leeft bij de inwoners van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.
Tegelijkertijd merkt de portaalsite www.smartcity.brussels een beduidende stijging van het aantal bezoekers. Uiteraard is er een verband. De portal surft enerzijds mee op het succes van de eventreeks maar heeft ook steeds meer impact bij de Brusselaar omwille van een groeiend aantal helpende handen bij de gewestelijke organisaties, die steeds meer slimme content aanleveren. Het CIBG was en blijft ook hier de trigger. Zo wordt de site een échte referentie ter zake, nationaal én internationaal.

Goede voornemens

Aan de vooravond van het nieuwe jaar steken we onze ambitie niet onder stoelen of banken. 2018 is een verkiezingsjaar en het is belangrijk dat onze lokaal verkozenen goed beslagen ter ijs komen.
Indien zij in april 2018 (precieze datum te bevestigen) poolshoogte komen nemen op Brussels Smart City for Local Government (werktitel) dan zijn we zeker dat ze met een knapzak vol frisse digitale ideeën naar hun organisaties terugkeren, om u in 2019 (indien u op hen stemt natuurlijk) nog aangenamer te verrassen.
Ze kunnen meteen een kleine digitale revolutie ontketenen, bij voorkeur ondersteund door het CIBG. IRISbox, FixMyStreet, www.opendatastore.brussels blijven de belangrijkste tools om hen daarbij te helpen.

In het najaar van 2018 staan we ook even stil bij de verwaarloosden in dit verhaal, de digitaal minder bedeelden. Brussels Smart City for Digital Inclusion zal terecht even nadenken hoe Brussel deze noden intelligent kan aanpakken. Wifi.brussels in het hele gewest uitrollen is alvast een eerste uitstekende stap in deze richting.

Goed nieuws: we gaan hier ook in 2018 enthousiast mee door. Ambitie genoeg dus voor 12 maanden smart fun. En U mag op dat feestje niet ontbreken:

Maar vooral kom naar onze events. Op event.smartcity.brussels ontdekt u ze allemaal.
U wordt er als een koning en/of koningin ontvangen, u steekt er vast iets op én als kers op de taart ontmoet u de auteur van dit blogstukje!

Démocratie « liquide » et solution informatique

démocratie

La notion même de démocratie se voit quelque peu remise en question ces dernières années, que ce soit par le résultat parfois interpellant des élections (pensons à l’actuel Président élu des Etats-Unis ou au futur Chancelier autrichien) ou par une démarche plus conceptuelle (l’ouvrage Contre les élections* est un bon exemple) .

Sans entrer dans un débat de philosophie politique, il est cependant légitime de s’interroger sur la relation que peuvent entretenir l’évolution technologique – en l’occurrence la blockchain -  et le cheminement de notre démocratie.

Rappelons d’abord le modèle démocratique dans lequel nous fonctionnons, à savoir la démocratie représentative. Ce modèle nous semble évident : le peuple élit ses représentants; ceux-ci, armés d’un mandat, siègent au sein d’une assemblée pour une durée déterminée. A l’image de processus de ce type durant l’Antiquité, des initiatives ressurgissent pour enrichir cette démocratie représentative élective au moyen d'un panel de représentants qui seraient tirés au sort. Idée séduisante, faisant notamment l’objet des propositions de David Van Reybrouck, et qui suscite de nombreux débats. Le Parlement bruxellois vient, d’ailleurs, de s’en inspirer en créant un panel de 40 citoyens tirés au sort, afin de débattre de la mobilité à Bruxelles. Mais il s’agit là d’une groupe de réflexion, qui alimentera de recommandations les élus, pas une démarche décisionnelle directe.

En matière de démocratie, les modèles sont nombreux. La démocratie délégative  mérite qu'on s’y arrête. L’objectif est d’éviter les principaux écueils de la démocratie directe (ignorance de nombreux électeurs sur des sujets pointus, par exemple) ou ceux de la démocratie représentative (sentiment de l’électeur de donner un blanc-seing au représentant pour toute la durée de son mandat, sans plus de prise sur la décision).

La démocratie délégative, aussi appelée démocratie « liquide », consiste à combiner le vote direct ou la possibilité de se faire représenter par un délégué. Selon le sujet nécessitant un vote, l’électeur peut voter directement pour une proposition, choisir un représentant en qui il a confiance et à qui il confie sa voix. Ce dernier peut lui-même utiliser ces voix, ou les reporter sur un autre délégué, jugé  plus compétent. Le schéma ci-dessous illustre les mécanismes mentionnés.

Source: Dominik Schiener, Medium.

Les variations sur base de ce modèle sont nombreuses, et bien plus complexes que la brève introduction ci-dessus. Il y a, d’ailleurs, des différences notables entre démocratie liquide et démocratie délégative, mais à ce propos,  je vous renvoie aux textes Bryan Ford**.

Mais quel lien entre démocratie «  liquide » et solution informatique ?

Assez évident, en fait. La démocratie liquide exige un système de vote transparent, rapide, sécurisé et souple, permettant, entre autres, de désigner un délégué, qui lui-même peut en désigner un autre ... De plus, la démocratie liquide s’inscrit dans un modèle décentralisé.
La blockchain, en tant que technologie, répond à ces critères. Inutile d’en rappeler ici les caractéristiques essentielles : deux blogs antérieurs***  y ont été consacrés.

Dans l’écosystème de la blockchain, différentes solutions de vote ont été créées : par exemple BitCongress, reposant sur Bitcoin. FollowMyVote constitue un autre exemple célèbre.

Plus près de nous, en Allemagne, la plateforme LiquidFeedback (LQFB) est utilisée, notamment par les partis Pirate. LQFB est une plateforme open source, qui couvre des processus de vote, mais également de construction collaborative de propositions. L’outil permet aux participants de déléguer leurs voix à des représentants.

A titre d’exemple, LiquidFeedBack a été utilisé en Italie, dans le cadre de l’élection du Conseil régional de Lombardie, en 2012°. L’objectif poursuivi par cet outil  n’était pas de recueillir le vote pour l’élection proprement dite, mais de proposer aux citoyens de participer activement à l’élaboration de propositions qui seraient mises en œuvre par le candidat élu.

Certes, la technologie ne règlera pas les problèmes de démocratie, mais l’on perçoit clairement la volonté de nombreux citoyens de contribuer activement à l’évolution de la société, sans nécessairement s’engager dans un parti politique. Les outils soutenant ces démarches existent, et ne nécessitent pas des moyens techniques importants pour être mis en œuvre.

Un an avant les élections communales, deux ans avant les échéances régionales, fédérales et européennes, de telles initiatives verront-elles le jour à Bruxelles ?

 

* DAVID VAN REYBROUCK, Contre les élections, Actes Sud, 2014.

** BRYAN FORD, http://bford.github.io/2014/11/16/deleg.html et www.brynosaurus.com/deleg/deleg.pdf

*** FRANCOIS LAMBERT, Blockchain massacre & HAKIM HAFSIA, Bitcoin : la révolution

° FIORELLA DE CINDIO, STEFANO STORTONE, Experimenting LiquidFeedback for Online Deliberation in Civic Contexts, Springer berlin Heidelberg, 2015.

Rentrée 2017 : le CIRB garde le cap !

garder le cap

La rentrée des classes, ce début septembre, coïncide avec la rentrée politique.

Elle est un peu particulière cette année, compte tenu des négociations politiques en cours. Tenons également compte que nous entrons dans une période pré-électorale, avec des élections communales prévues en octobre 2018 ainsi que des élections régionales qui se tiendront en juin 2019.

Tout ceci n'empêche pas le CIRB de poursuivre sa mission au service des institutions publiques et des citoyens. Le lancement des travaux pour l'aménagement d'un nouveau Data Center, au quai des Usines, nous permettra de disposer d'un environnement sécurisé de haut niveau, garantissant à partir de juin 2018 la continuité de nos services en cas de crise.

Je vous invite donc à poursuivre nos efforts communs pour mettre en oeuvre notre objectif premier : Client first !

La smart city, cité sans fonctionnaires ?

un fonctionnaire
La smart city et, plus spécifiquement, l’automatisation administrative liée au big data, signifient-elles l’effacement des administrations ou, au contraire, leur redéploiement ? Les fonctionnaires n’auront-ils plus de travail dans les prochaines années ? Ou plutôt, ne travailleront-ils plus de la même manière ni aux même tâches qu’aujourd’hui ? Un fameux défi pour la ville intelligente.


 

Faire la queue, personne n’aime ça. Que ce soit à la caisse d’un cinéma ou au guichet d’une administration, la perspective a beau être plus réjouissante dans le premier cas (quoique, on n’est jamais à l’abri d’un navet), c’est du temps perdu. Et nous sommes d’autant moins enclins à laisser s’échapper ces si précieuses minutes lorsqu’il s’agit de nous adresser à une administration.

Dès la porte de la maison communale (c’est un exemple) franchie, plus d’un citoyen parfaitement anonyme se transforme illico en Super-Impatient. Hulk s’énerve tout vert ; eux voient rouge. Que la timide stagiaire préposée à l’accueil confonde l’étage de l’état civil et celui des travaux publics et c’est déjà l’escalade. C’est bien simple : une administration serait, par définition, ce creuset malfaisant de l’incompétence, du népotisme, du parasitisme et de tant d’autres tares qui « mènent notre civilisation au désastre » et la « nivellent par le bas ». Et cela, qui plus est, aux dépens des « vrais » travailleurs via les impôts forcément confiscatoires.

Rassurons donc ces ronchons (que nous sommes tous, confessons-le) : bientôt, la transition numérique aura exterminé cette sangsue tentaculaire (comme monstre, ça la pose un peu !) que serait le service public. D’ailleurs, dans 20 ans, la moitié environ des métiers connus aujourd’hui aura disparu sous les coups de boutoirs de l’automatisation comme le veut la prédiction établie par des chercheurs de l’Université d’Oxford dans leur étude « The future of employment: how susceptible are jobs to computerisation? ». Pourquoi donc l’administration échapperait-elle à cette extinction annoncée des fonctions ?

Le big data, nouveau cap

La smart administration prend en effet une tournure de plus en plus concrète. L’informatisation des services publics, ce n’est plus – depuis longtemps – mettre des ordinateurs à la place des machines à écrire. Le cap qui se présente aujourd’hui, c’est celui du big data. On le sait bien : la puissance publique, de l’État aux communes, est assise sur un gisement de données qui nous concernent jusqu’au cœur de notre intimité et de notre vie privée. Elle exploite déjà ces données pour administrer son action – autrement dit délivrer des prestations aussi diverses qu’établir une carte d’identité, déterminer le droit à une prime à la rénovation ou rembourser des frais de santé.

Mais, comparativement au potentiel de ce gisement de données, l’État fait encore figure de modeste orpailleur outillé d’un tamis troué. Le big data, à côté, c’est la mine d’or à ciel ouvert où fourmillent des dizaines de bulldozers. On avance, cependant : le modèle du guichet électronique IRISbox – qui permet déjà de s’économiser les crises de nerfs dans les maisons communales évoquées plus haut – n’est encore qu’une reproduction – certes efficace – des procédures existantes. Un pas plus loin, le nouvel intégrateur de services régional Fidus pose les premiers jalons vers la circulation des données entre administrations. Votre enfant entre à l’Université ? Par une interrogation automatisée des données dispersées entre administrations, son inscription devrait suffire à débloquer la bourse d’études à laquelle il peut prétendre.

Ce service public personnalisé est l’un des « 4P » mis en évidence par Elisabeth Grosdhomme Lulin, experte en innovation et ancien haut fonctionnaire auprès des cabinets des Premiers ministres Balladur et Juppé en France, dans son étude « Gouverner à l’ère du Big Data, Promesses et périls de l’action publique algorithmique », publiée par l’Institut de l’Entreprise. Les trois autres « P » étant : la prédiction, la prévention et la participation.

« Créer des citoyens … pas des usagers, ni des clients »

Où cela nous mène-t-il ? Et comment nos administrations vont-elles évoluer ? L’auteure, loin du libéralisme – souvent débridé pour ne pas dire ultra – de l’Institut de l’Entreprise, paraphrase à ce sujet l’économiste Peter Drucker, père de la formule « There is only one valid definition of a business purpose : to create a customer » pour écrire : « Le but de l’action publique est de créer des citoyens. Pas des usagers, ni des clients, mais des citoyens. »

Parallèlement, quelles seraient les fonctions de l’administration publique dont on peut prédire l’extinction ? Logiquement, il s’agira des postes où la créativité et l’intelligence humaines trouvent le moins à s’exercer, en raison de tâches répétitives. On en trouve quelques exemples dans ce graphique illustrant la probabilité que votre emploi disparaisse dans les 20 prochaines années selon l’étude des chercheurs d’Oxford. Tout en haut de l’échelle de risque, le rôle des dinosaures est endossé par des jobs comme secrétaire ou employé des postes (mais aussi mannequin voire pilote d’avion : fini de rêver…) ; tout en bas, les gagnants de ce nouveau darwinisme sont les fonctions qui résisteront le mieux à l’automatisation, vers lesquelles donc vous devriez pousser votre enfant : les professions de la santé mentale, les responsables d'atelier et les thérapeutes récréatifs.

Pour que l’extinction des métiers ne soit pas synonyme de raréfaction encore accélérée des emplois, comme c’est massivement le cas depuis la fin des années 60 suite à l’explosion de la productivité tant dans l’industrie que dans les services, n’est-il pas temps d’accompagner sérieusement ces changements ? La proposition d’une fonction publique qui « crée des citoyens » pourrait être le point de départ de cette révolution autrement copernicienne que celle proposée en son temps pour l’administration fédérale. Hélas, les débats clivés autour de la fonction publique et des services qui l’accompagnent, encore une fois illustrés à l’occasion des grèves des cheminots de janvier, n’incitent pas à l’optimisme.

SAM, un nouveau métier de l’IT (enfin) ?

SAM, un nouveau métier de l’IT

Savez-vous exactement quels logiciels sont installés sur votre PC ? Le savez-vous par expérience, par paiement de factures d’abonnement ou d’achat de licences, ou à travers un outil d’inventorisation ? Vous êtes sûrement du genre à suivre plusieurs sites technologiques vous suggérant l’un ou l’autre graticiel ou partagiciel en vogue ? Ou encore mieux, vous êtes un adepte des logiciels libres que vous modifiez à votre guise, c’est ça ? Et dans tout ce qui précède, vous avez lu et approuvé les conditions d’utilisation, correct ? Bien sûr, ceci est un vieux débat et vous me répondrez « so what ? ». Ok, je vous entends, vous assumez.
Par contre, si je transpose ces mêmes questions vers la masse croissante de serveurs hébergés dans le Data Center régional qui délivrent les services IT rendus aux administrations et au grand public de la Région, « so what ? » n’est pas une réponse acceptable. Saviez-vous que le coût de maintenance de licences est plus important que le coût de la maintenance matérielle à l’heure actuelle ? On tend vers du 2/3 "licences" pour 1/3 "matériel" !

Je coupe tout de suite court au débat du logiciel libre vs logiciel propriétaire à ce niveau : si, en tant que prestataire de services IT, nous voulons rendre un service professionnel garanti, nous avons bien besoin de couvrir nos environnements par des contrats de support professionnels. Que faire, par exemple, en adoptant une version communautaire d’un logiciel pour un système de production dont le noyau dur des développeurs-contributeurs décide d’un moment à l’autre de créer leur propre « fork » et d’abandonner le projet original ? Qui va supporter la solution à ce moment-là ? Voilà une raison importante pour nous tourner vers du support entreprise, même pour le logiciel libre, qui n’est donc pas si gratuit que cela, on l’aura dit.

Qu’il soit clair que l’ensemble des logiciels installés et couverts soit par un contrat de licence (logiciel propriétaire) soit par un contrat de support ou de souscription (logiciel libre) viennent avec leurs propres conditions d’utilisation, qu’il convient de respecter dès le début. Plusieurs logiciels présentent une facilité d’installation (du « clic clic clic » sans demander la moindre clé de licence) et de déploiement automatisé (images, réutiliser x fois la même clé de licence, …) qui font que les techniques ne sont pas nécessairement conscients que chaque clic pourrait signifier « betalen » ! Et l’éditeur de logiciel comme les intégrateurs ont besoin de faire du chiffre. Là où, par le passé, il suffisait de couvrir un serveur physique par une licence appropriée, l’arrivée de la virtualisation et du cloud ont fait que « le serveur » n’est plus une unité de mesure pertinente : on a basculé dans un mode d’assemblage et de consommation de ressources mémoire, CPU et disque.

Plusieurs éditeurs de logiciels se sont positionnés complètement différemment par rapport à cette évolution. Ainsi, certains réclament une couverture des CPU physiques en dessous de la capacité de virtualisation potentiellement utilisable, alors que d’autres regardent l’exposition du produit final en comptant le nombre d’utilisateurs finaux d’une solution, peu importe le nombre de serveurs ou le type d’environnement (production vs non-production). Et à l’évolution toujours plus rapide du marché, ces mêmes éditeurs ont le droit de changer de modèle de licensing en cours de route, bien entendu. Lisez également entre les lignes : la politique de licence pèse activement sur la stratégie de virtualisation et de cloud, voire même elle peut influencer l’architecture applicative et d’infrastructure, nous forçant à être créatifs pour mettre en place un système « license friendly ».
Bon, vous me suivez toujours ? Comment garder trace de tout ceci, sans ignorer les aspects de gestion budgétaire et de marchés publics ?

SAM

C’est là qu’un SAM mérite absolument sa place. Le SAM ou « Software Asset Management » est un nouveau métier qui se développe sur le marché. De plus en plus de sociétés prévoient un ou plusieurs license & contract managers pour veiller au bon respect des licences et ce durant tout le cycle de vie d’un service, dès sa conception, à travers sa mise en place à l’opérationnel au jour le jour. Savoir quel type de licence peut être installé à quelle fin sur quel type d’équipement, c’est devenu une spécialisation. Travailler de manière « license friendly » (= TCO maîtrisé), rester « audit proof » (= responsabilité juridique de nous tous), c’est plus qu’un défi aujourd’hui. En parallèle, nous assistons à un nouveau marché qui se développe à côté des grands éditeurs du marché, qui ne semblent plus s’y retrouver eux-mêmes dans leurs propres contrats. C’est que des distributeurs et des intégrateurs proposent des services de « license optimisation », services rendus par des gens qui se font certifier dans le licensing d’un portefeuille de produits.

Garder une vue sur l’ensemble de la base installée, savoir donner des conseils quant à ce qui est possible ou pas d’un point de vue licence pour x produits, optimiser sa gestion budgétaire, optimiser ses contrats globaux, voilà les tâches principales d’un SAM interne, un poste indispensable qui se rembourse tout seul, il me semble. Si nous équipons ce SAM d’un outil approprié permettant de croiser la base installée avec la base contractuelle et le droit d’utilisation y afférant, voilà que nous avons de quoi nous rendre complètement en règle par rapport à l’ensemble des contrats et des licences.
Voilà un autre métier de l’IT qui n’est pas du tout technique au départ …
 

Vous avez dit sécurité ?

protection des données

Le développement du Net est un bouleversement, les smartphones amènent littéralement toute l'information du monde au creux de notre main, le 'cloud' bouleverse le fonctionnement des entreprises, le big data offre des perspectives d'études infinies, la numérisation des administrations facilite les démarches des citoyens, …

Évidemment, ce tableau n'est pas idyllique, toute médaille a son revers. En hébergeant ses données, en proposant des services sur internet, tout organisme s'expose à de nouvelles menaces. Lesquelles ? Hackers curieux ou malveillants, cyberdélinquance, espionnage économique voire  étatique… Tout acteur numérique doit être conscient de ce contexte et agir en conséquence.

La protection des données à caractère personnel reste un enjeu majeur, certainement à l’ère du tout numérique. C’est ce qu’on peut appeler le « digital right », émanation numérique de nos libertés et du respect de la vie privée à appliquer sur tout traitement de données, y compris d’images, à caractère personnel.

Le CIRB joue un rôle prépondérant dans l’introduction et le développement des technologies de l’information et de la communication auprès des institutions publiques situées sur le territoire régional bruxellois. Il offre ainsi toute une palette de solutions TIC à la carte, allant des couches basses d’infrastructure comme le réseau (broadband et WIFI via IRISnet scrl) ou encore les centres de traitement et de storage des données, en passant par des services génériques TIC liés à la sécurité (firewall, back up online, …), à l’hébergement, la mise à disposition de machines virtuelles, la cartographie (GIS data & tools) ..., pour arriver à la délivrance de solutions métiers spécifiques et mutualisées  comme le système de vidéoprotection, le guichet électronique régional, la gestion des permis d’urbanisme, … et enfin atteindre la granularité la plus fine, au niveau du traitement de données, nouvel eldorado de l’ère numérique. 

A travers toutes ces couches, la sécurité est primordiale.  La sécurité doit garantir que les données soient traitées selon des règles d’accès strictes, en fonction notamment de leur nature (à caractère personnel, source  authentique, …). Il est  crucial de garantir, quand cela s’applique, la confidentialité des données, en tout temps leur intégrité, mais également la proportionnalité et la finalité poursuivie dans la gestion des accès. La  mise à disposition de données requiert que celles-ci soient correctes, mises à jour, accessibles, qualitatives.

Il existe toute une base légale relative à la protection des données à caractère personnel et aux sources authentiques.
Le CIRB, au travers de sa plateforme FIDUS et en tant qu’intégrateur de services régional qui orchestre les échanges de données, notamment les sources  authentiques, pour le compte de la Région et de ses institutions est ainsi le garant régional du respect de ces principes, notamment vis-à-vis de la commission de contrôle bruxelloise instaurée dans l’ordonnance fondatrice de l’intégrateur de services régional, et in fine vis-à-vis du citoyen. Le CIRB est ainsi reconnu comme un tiers de confiance.

L’Union européenne a édité récemment un nouveau règlement général sur la protection des données, qui entrera en vigueur mi-2018, qui renforce les droits des citoyens en matière de protection de données et pour lequel le CIRB s’attelle d’ores et déjà à préparer la mise en application.

Il est heureux de voir que dans nos démocraties européennes, le "digital right" et l’"ethical use" de nos données personnelles ont une signification réelle qu’il nous tient à cœur de respecter, au même titre que nos libertés fondamentales.

Viendrez-vous "hacker" la Belgique avec nous l'année prochaine ?

Il ne s'agissait pas de pirater la Belgique durant l'événement "HackBelgium", mais plutôt de réaliser un gigantesque brainstorming sur les problèmes actuels en Belgique !

Y participaient des informaticiens -- assez peu, finalement --, des financiers, des experts de IBM du Vito des Fablabs et bien d'autres !

Comme nous étions plus de 500 personnes, chaque salle de brainstorming défendait son propre "Challenge" parmi des questions

  • d'énergie: comment économiser, mieux rentabiliser ou gérer la décentralisation de la création d'énergie
  • de smart city governement: comment faciliter la vie des citoyens dans leurs interactions avec les pouvoirs publiques, comment mieux rentabiliser les actifs des pp.
  • et beaucoup d'autres thèmes (artisanat, mobilité, économie circulaire, soins de santé, agriculture durable,...)

J'ai formé deux équipes dont une a présenté oralement un projet innovant avec le soutien d'experts fournis par Innoviris (roboticiens, financiers, marketing specialists, etc.). J'ai donc personnellement défendu notre idée dans un "pitch" de 5 minutes, suivi d'une session de 15 minutes de questions posées par toutes les autres équipes "concurrentes" de notre Challenge Énergie.

Et même si notre projet n'a pas été retenu pour la présentation finale, j'ai déjà reçu quelques invitations et encouragements à poursuivre notre projet.
Au final, j'ai rencontré énormément de profils différents, jeunes ou moins jeunes, francophone ou pas, des techniciens haute-tension, des spécialistes du BitCoin, des apprentis écolos et plein d'autres pour discuter de nomgbreuses thématiques passionnantes qui font sens pour moi.
C'était une super expérience. J'y ai beaucoup appris et, si l'occasion se représente, je voudrais en être à nouveau.

Alors, viendrez-vous "Hacker" la Belgique avec nous l'année prochaine ?

Un service informatique pour tous : un « plus » pour vous aussi !

Handicap

Rentrer au CIRB un 1er avril… j'ai naturellement pensé à une blague. Et à ce titre, j'avais pensé que celle-ci serait la plus courte possible, les blagues les plus courtes étant les meilleures, paraît-il... C'était en ... 2000.

Ca a été une chance pour moi, à laquelle je me suis accroché en me reposant principalement sur mes acquis techniques. Qualifié d' « amnésique » par les neurologues et neurochirurgiens suite à un accident cérébral et à un coma consécutif, je me suis vu devenir, par-devers moi, la « mémoire » du service. Une autre blague en somme, un autre « 1er avril ».

C'est donc mon rapport à la mémoire, qui me pousse à écrire dans ce sens ; pas sur ma mémoire (ce billet risquerait de ne faire que quelques lignes), mais sur la mémoire d’IrisTeam (CIRB) : je me souviens donc d’un temps où n'importe qui, qui en avait l'idée ou la possibilité, pouvait proposer, mettre en place et faire fonctionner n'importe quelle idée semblant intéressante, sans devoir remplir le moindre document. Le temps des cow-boys, le temps du Far West ! Les nouveaux arrivants et les consultants étaient, du coup, frappés de neurasthénie anxiogène en découvrant la panoplie d'applications et services non référencés et souvent même, non-utilisés par les gens (qui ne s'appelaient pas encore des « clients »). Un temps où ce client était encore captif, n’ayant pas d’autre choix que de se plier aux limitations des services, du matériel, et des compétences des techniciens mêmes.

La nécessité d'adopter des comportements plus « professionnels » s’est imposée d’elle-même.
Je mesure sans trop de nostalgie les évolutions intervenues au CIRB - un nom judicieux, puisque c'est bien là que se discutaient, se préparaient, et se réalisaient les services aux administrations de la Région bruxelloise ; un Centre par lequel était censé passer toute idée et projet informatique. Pour rappel, les demandes de base, en 2000, étaient : Un accès internet. Une adresse mail. Un site web. Un support client et quelques dB ou applications pour agrémenter le tout. Heureusement, depuis, les services aux administrations se sont étoffés !

Je profiterai donc plutôt de cet espace pour tenter de faire passer un message qui m'est cher (pour les raisons que vous comprendrez) : Il s'agit de promouvoir l'idée d'un service informatique pour tous, y compris les personnes souffrant d’un déficit ou d’un handicap. Faire ce pas, n'est pas juste une question de s'intéresser à une minorité : il s'agit d'une démarche inclusive qui, in fine, peut être bénéfique à tous, surtout dans une société vieillissante.

Le CIRB  n’a pas raté ce tournant : le site du CIRB et le portail régional sont Anysurfer depuis 2014. Le portail Smartcity, depuis 2015. Le CIRB est donc rentré dans cette dynamique d’accès pour tous, mais il faut que le mouvement s’amplifie encore, d’où l’importance d’en parler encore et toujours. Chacun à notre niveau, on doit pouvoir se mettre dans la peau, un instant, d'une personne souffrant d’un déficit ou d'un handicap, car cette vision est bénéfique à tous. Tout le monde en tire des avantages.

Tout comme la croissance, la course à l'optimisation, aux performances et à la rapidité a une limite.
Je ne serais pas personnellement pour l'idée d'une « décroissance », mais plutôt d'une croissance pour tous.

À propos d’inclusion informatique, n’hésitez pas à consulter également les recommandations du Web Content Accessibility Guidelines (WCAG 2.0), parmi d’autres.
 

Big Data et sondages, prévoir c’est gouverner ?

Sondages

Depuis quelques décennies, l’activité des instituts de sondage est devenue florissante et ne cesse de s’imposer comme mesure de l’opinion publique. Avec l’avènement du big data (écoute du web ou applications qui suivent les habitudes de surf sur les mobiles, tablettes ou PC), le secteur connaît une importante mutation. Il doit intégrer toutes les sources d’information qui sont à sa disposition pour mieux comprendre les comportements, les attitudes et les opinions des gens, qui sont tour à tour consommateurs, salariés, citoyens.

Ces derniers mois ont été propices à de nombreux sondages : élections pour les primaires du candidat des Républicains en France, présidentielles américaines ou Brexit.

Dans ces trois exemples il est interpellant de remarquer que les instituts de sondage se sont à chaque fois trompés dans leurs projections alors que l’on n’a jamais autant affiné les enquêtes (grâce au Big Data).

Au premier tour des élections pour les primaires du candidat présidentiel de droite, Nicolas Sarkozy était annoncé aux coudes à coudes avec Alain Juppé mais c’est François Fillon qui l’a emporté avec 44% des suffrages. Le Brexit était crédité de 47%, il passera finalement à 52%.

Mais ce que nous retiendrons de la fin de l’année 2016 c’est l’échec des prévisions de l’élection présidentielle américaine et la victoire « surprise » de Donald Trump. En effet, à la veille des élections, selon le modèle statistique du Huffington Post américain qui intègre les sondages menés dans chacun des Etats du pays, la probabilité annoncée d'une victoire de Hillary Clinton était de 98,3% contre 1,4% pour Donald Trump.

Les statistiques d’un autre site (Five Thirty Eight), très populaire dans le milieu des prédictions américaines, donnaient quant à elles Hillary Clinton gagnante à 71,4%.
 

Dans un monde autant connecté que celui d’aujourd’hui il est surprenant de voir toutes ces projections se tromper aussi lourdement. Le Big Data et les sondages semblent déconnectés d’une partie de la population qui se réveille ces derniers mois pour critiquer un monde dans lequel elle ne se retrouve plus.

 

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