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Rentrée 2017 : le CIRB garde le cap !

garder le cap

La rentrée des classes, ce début septembre, coïncide avec la rentrée politique.

Elle est un peu particulière cette année, compte tenu des négociations politiques en cours. Tenons également compte que nous entrons dans une période pré-électorale, avec des élections communales prévues en octobre 2018 ainsi que des élections régionales qui se tiendront en juin 2019.

Tout ceci n'empêche pas le CIRB de poursuivre sa mission au service des institutions publiques et des citoyens. Le lancement des travaux pour l'aménagement d'un nouveau Data Center, au quai des Usines, nous permettra de disposer d'un environnement sécurisé de haut niveau, garantissant à partir de juin 2018 la continuité de nos services en cas de crise.

Je vous invite donc à poursuivre nos efforts communs pour mettre en oeuvre notre objectif premier : Client first !

La smart city, cité sans fonctionnaires ?

un fonctionnaire
La smart city et, plus spécifiquement, l’automatisation administrative liée au big data, signifient-elles l’effacement des administrations ou, au contraire, leur redéploiement ? Les fonctionnaires n’auront-ils plus de travail dans les prochaines années ? Ou plutôt, ne travailleront-ils plus de la même manière ni aux même tâches qu’aujourd’hui ? Un fameux défi pour la ville intelligente.


 

Faire la queue, personne n’aime ça. Que ce soit à la caisse d’un cinéma ou au guichet d’une administration, la perspective a beau être plus réjouissante dans le premier cas (quoique, on n’est jamais à l’abri d’un navet), c’est du temps perdu. Et nous sommes d’autant moins enclins à laisser s’échapper ces si précieuses minutes lorsqu’il s’agit de nous adresser à une administration.

Dès la porte de la maison communale (c’est un exemple) franchie, plus d’un citoyen parfaitement anonyme se transforme illico en Super-Impatient. Hulk s’énerve tout vert ; eux voient rouge. Que la timide stagiaire préposée à l’accueil confonde l’étage de l’état civil et celui des travaux publics et c’est déjà l’escalade. C’est bien simple : une administration serait, par définition, ce creuset malfaisant de l’incompétence, du népotisme, du parasitisme et de tant d’autres tares qui « mènent notre civilisation au désastre » et la « nivellent par le bas ». Et cela, qui plus est, aux dépens des « vrais » travailleurs via les impôts forcément confiscatoires.

Rassurons donc ces ronchons (que nous sommes tous, confessons-le) : bientôt, la transition numérique aura exterminé cette sangsue tentaculaire (comme monstre, ça la pose un peu !) que serait le service public. D’ailleurs, dans 20 ans, la moitié environ des métiers connus aujourd’hui aura disparu sous les coups de boutoirs de l’automatisation comme le veut la prédiction établie par des chercheurs de l’Université d’Oxford dans leur étude « The future of employment: how susceptible are jobs to computerisation? ». Pourquoi donc l’administration échapperait-elle à cette extinction annoncée des fonctions ?

Le big data, nouveau cap

La smart administration prend en effet une tournure de plus en plus concrète. L’informatisation des services publics, ce n’est plus – depuis longtemps – mettre des ordinateurs à la place des machines à écrire. Le cap qui se présente aujourd’hui, c’est celui du big data. On le sait bien : la puissance publique, de l’État aux communes, est assise sur un gisement de données qui nous concernent jusqu’au cœur de notre intimité et de notre vie privée. Elle exploite déjà ces données pour administrer son action – autrement dit délivrer des prestations aussi diverses qu’établir une carte d’identité, déterminer le droit à une prime à la rénovation ou rembourser des frais de santé.

Mais, comparativement au potentiel de ce gisement de données, l’État fait encore figure de modeste orpailleur outillé d’un tamis troué. Le big data, à côté, c’est la mine d’or à ciel ouvert où fourmillent des dizaines de bulldozers. On avance, cependant : le modèle du guichet électronique IRISbox – qui permet déjà de s’économiser les crises de nerfs dans les maisons communales évoquées plus haut – n’est encore qu’une reproduction – certes efficace – des procédures existantes. Un pas plus loin, le nouvel intégrateur de services régional Fidus pose les premiers jalons vers la circulation des données entre administrations. Votre enfant entre à l’Université ? Par une interrogation automatisée des données dispersées entre administrations, son inscription devrait suffire à débloquer la bourse d’études à laquelle il peut prétendre.

Ce service public personnalisé est l’un des « 4P » mis en évidence par Elisabeth Grosdhomme Lulin, experte en innovation et ancien haut fonctionnaire auprès des cabinets des Premiers ministres Balladur et Juppé en France, dans son étude « Gouverner à l’ère du Big Data, Promesses et périls de l’action publique algorithmique », publiée par l’Institut de l’Entreprise. Les trois autres « P » étant : la prédiction, la prévention et la participation.

« Créer des citoyens … pas des usagers, ni des clients »

Où cela nous mène-t-il ? Et comment nos administrations vont-elles évoluer ? L’auteure, loin du libéralisme – souvent débridé pour ne pas dire ultra – de l’Institut de l’Entreprise, paraphrase à ce sujet l’économiste Peter Drucker, père de la formule « There is only one valid definition of a business purpose : to create a customer » pour écrire : « Le but de l’action publique est de créer des citoyens. Pas des usagers, ni des clients, mais des citoyens. »

Parallèlement, quelles seraient les fonctions de l’administration publique dont on peut prédire l’extinction ? Logiquement, il s’agira des postes où la créativité et l’intelligence humaines trouvent le moins à s’exercer, en raison de tâches répétitives. On en trouve quelques exemples dans ce graphique illustrant la probabilité que votre emploi disparaisse dans les 20 prochaines années selon l’étude des chercheurs d’Oxford. Tout en haut de l’échelle de risque, le rôle des dinosaures est endossé par des jobs comme secrétaire ou employé des postes (mais aussi mannequin voire pilote d’avion : fini de rêver…) ; tout en bas, les gagnants de ce nouveau darwinisme sont les fonctions qui résisteront le mieux à l’automatisation, vers lesquelles donc vous devriez pousser votre enfant : les professions de la santé mentale, les responsables d'atelier et les thérapeutes récréatifs.

Pour que l’extinction des métiers ne soit pas synonyme de raréfaction encore accélérée des emplois, comme c’est massivement le cas depuis la fin des années 60 suite à l’explosion de la productivité tant dans l’industrie que dans les services, n’est-il pas temps d’accompagner sérieusement ces changements ? La proposition d’une fonction publique qui « crée des citoyens » pourrait être le point de départ de cette révolution autrement copernicienne que celle proposée en son temps pour l’administration fédérale. Hélas, les débats clivés autour de la fonction publique et des services qui l’accompagnent, encore une fois illustrés à l’occasion des grèves des cheminots de janvier, n’incitent pas à l’optimisme.

SAM, un nouveau métier de l’IT (enfin) ?

SAM, un nouveau métier de l’IT

Savez-vous exactement quels logiciels sont installés sur votre PC ? Le savez-vous par expérience, par paiement de factures d’abonnement ou d’achat de licences, ou à travers un outil d’inventorisation ? Vous êtes sûrement du genre à suivre plusieurs sites technologiques vous suggérant l’un ou l’autre graticiel ou partagiciel en vogue ? Ou encore mieux, vous êtes un adepte des logiciels libres que vous modifiez à votre guise, c’est ça ? Et dans tout ce qui précède, vous avez lu et approuvé les conditions d’utilisation, correct ? Bien sûr, ceci est un vieux débat et vous me répondrez « so what ? ». Ok, je vous entends, vous assumez.
Par contre, si je transpose ces mêmes questions vers la masse croissante de serveurs hébergés dans le Data Center régional qui délivrent les services IT rendus aux administrations et au grand public de la Région, « so what ? » n’est pas une réponse acceptable. Saviez-vous que le coût de maintenance de licences est plus important que le coût de la maintenance matérielle à l’heure actuelle ? On tend vers du 2/3 "licences" pour 1/3 "matériel" !

Je coupe tout de suite court au débat du logiciel libre vs logiciel propriétaire à ce niveau : si, en tant que prestataire de services IT, nous voulons rendre un service professionnel garanti, nous avons bien besoin de couvrir nos environnements par des contrats de support professionnels. Que faire, par exemple, en adoptant une version communautaire d’un logiciel pour un système de production dont le noyau dur des développeurs-contributeurs décide d’un moment à l’autre de créer leur propre « fork » et d’abandonner le projet original ? Qui va supporter la solution à ce moment-là ? Voilà une raison importante pour nous tourner vers du support entreprise, même pour le logiciel libre, qui n’est donc pas si gratuit que cela, on l’aura dit.

Qu’il soit clair que l’ensemble des logiciels installés et couverts soit par un contrat de licence (logiciel propriétaire) soit par un contrat de support ou de souscription (logiciel libre) viennent avec leurs propres conditions d’utilisation, qu’il convient de respecter dès le début. Plusieurs logiciels présentent une facilité d’installation (du « clic clic clic » sans demander la moindre clé de licence) et de déploiement automatisé (images, réutiliser x fois la même clé de licence, …) qui font que les techniques ne sont pas nécessairement conscients que chaque clic pourrait signifier « betalen » ! Et l’éditeur de logiciel comme les intégrateurs ont besoin de faire du chiffre. Là où, par le passé, il suffisait de couvrir un serveur physique par une licence appropriée, l’arrivée de la virtualisation et du cloud ont fait que « le serveur » n’est plus une unité de mesure pertinente : on a basculé dans un mode d’assemblage et de consommation de ressources mémoire, CPU et disque.

Plusieurs éditeurs de logiciels se sont positionnés complètement différemment par rapport à cette évolution. Ainsi, certains réclament une couverture des CPU physiques en dessous de la capacité de virtualisation potentiellement utilisable, alors que d’autres regardent l’exposition du produit final en comptant le nombre d’utilisateurs finaux d’une solution, peu importe le nombre de serveurs ou le type d’environnement (production vs non-production). Et à l’évolution toujours plus rapide du marché, ces mêmes éditeurs ont le droit de changer de modèle de licensing en cours de route, bien entendu. Lisez également entre les lignes : la politique de licence pèse activement sur la stratégie de virtualisation et de cloud, voire même elle peut influencer l’architecture applicative et d’infrastructure, nous forçant à être créatifs pour mettre en place un système « license friendly ».
Bon, vous me suivez toujours ? Comment garder trace de tout ceci, sans ignorer les aspects de gestion budgétaire et de marchés publics ?

SAM

C’est là qu’un SAM mérite absolument sa place. Le SAM ou « Software Asset Management » est un nouveau métier qui se développe sur le marché. De plus en plus de sociétés prévoient un ou plusieurs license & contract managers pour veiller au bon respect des licences et ce durant tout le cycle de vie d’un service, dès sa conception, à travers sa mise en place à l’opérationnel au jour le jour. Savoir quel type de licence peut être installé à quelle fin sur quel type d’équipement, c’est devenu une spécialisation. Travailler de manière « license friendly » (= TCO maîtrisé), rester « audit proof » (= responsabilité juridique de nous tous), c’est plus qu’un défi aujourd’hui. En parallèle, nous assistons à un nouveau marché qui se développe à côté des grands éditeurs du marché, qui ne semblent plus s’y retrouver eux-mêmes dans leurs propres contrats. C’est que des distributeurs et des intégrateurs proposent des services de « license optimisation », services rendus par des gens qui se font certifier dans le licensing d’un portefeuille de produits.

Garder une vue sur l’ensemble de la base installée, savoir donner des conseils quant à ce qui est possible ou pas d’un point de vue licence pour x produits, optimiser sa gestion budgétaire, optimiser ses contrats globaux, voilà les tâches principales d’un SAM interne, un poste indispensable qui se rembourse tout seul, il me semble. Si nous équipons ce SAM d’un outil approprié permettant de croiser la base installée avec la base contractuelle et le droit d’utilisation y afférant, voilà que nous avons de quoi nous rendre complètement en règle par rapport à l’ensemble des contrats et des licences.
Voilà un autre métier de l’IT qui n’est pas du tout technique au départ …
 

Vous avez dit sécurité ?

protection des données

Le développement du Net est un bouleversement, les smartphones amènent littéralement toute l'information du monde au creux de notre main, le 'cloud' bouleverse le fonctionnement des entreprises, le big data offre des perspectives d'études infinies, la numérisation des administrations facilite les démarches des citoyens, …

Évidemment, ce tableau n'est pas idyllique, toute médaille a son revers. En hébergeant ses données, en proposant des services sur internet, tout organisme s'expose à de nouvelles menaces. Lesquelles ? Hackers curieux ou malveillants, cyberdélinquance, espionnage économique voire  étatique… Tout acteur numérique doit être conscient de ce contexte et agir en conséquence.

La protection des données à caractère personnel reste un enjeu majeur, certainement à l’ère du tout numérique. C’est ce qu’on peut appeler le « digital right », émanation numérique de nos libertés et du respect de la vie privée à appliquer sur tout traitement de données, y compris d’images, à caractère personnel.

Le CIRB joue un rôle prépondérant dans l’introduction et le développement des technologies de l’information et de la communication auprès des institutions publiques situées sur le territoire régional bruxellois. Il offre ainsi toute une palette de solutions TIC à la carte, allant des couches basses d’infrastructure comme le réseau (broadband et WIFI via IRISnet scrl) ou encore les centres de traitement et de storage des données, en passant par des services génériques TIC liés à la sécurité (firewall, back up online, …), à l’hébergement, la mise à disposition de machines virtuelles, la cartographie (GIS data & tools) ..., pour arriver à la délivrance de solutions métiers spécifiques et mutualisées  comme le système de vidéoprotection, le guichet électronique régional, la gestion des permis d’urbanisme, … et enfin atteindre la granularité la plus fine, au niveau du traitement de données, nouvel eldorado de l’ère numérique. 

A travers toutes ces couches, la sécurité est primordiale.  La sécurité doit garantir que les données soient traitées selon des règles d’accès strictes, en fonction notamment de leur nature (à caractère personnel, source  authentique, …). Il est  crucial de garantir, quand cela s’applique, la confidentialité des données, en tout temps leur intégrité, mais également la proportionnalité et la finalité poursuivie dans la gestion des accès. La  mise à disposition de données requiert que celles-ci soient correctes, mises à jour, accessibles, qualitatives.

Il existe toute une base légale relative à la protection des données à caractère personnel et aux sources authentiques.
Le CIRB, au travers de sa plateforme FIDUS et en tant qu’intégrateur de services régional qui orchestre les échanges de données, notamment les sources  authentiques, pour le compte de la Région et de ses institutions est ainsi le garant régional du respect de ces principes, notamment vis-à-vis de la commission de contrôle bruxelloise instaurée dans l’ordonnance fondatrice de l’intégrateur de services régional, et in fine vis-à-vis du citoyen. Le CIRB est ainsi reconnu comme un tiers de confiance.

L’Union européenne a édité récemment un nouveau règlement général sur la protection des données, qui entrera en vigueur mi-2018, qui renforce les droits des citoyens en matière de protection de données et pour lequel le CIRB s’attelle d’ores et déjà à préparer la mise en application.

Il est heureux de voir que dans nos démocraties européennes, le "digital right" et l’"ethical use" de nos données personnelles ont une signification réelle qu’il nous tient à cœur de respecter, au même titre que nos libertés fondamentales.

Viendrez-vous "hacker" la Belgique avec nous l'année prochaine ?

Il ne s'agissait pas de pirater la Belgique durant l'événement "HackBelgium", mais plutôt de réaliser un gigantesque brainstorming sur les problèmes actuels en Belgique !

Y participaient des informaticiens -- assez peu, finalement --, des financiers, des experts de IBM du Vito des Fablabs et bien d'autres !

Comme nous étions plus de 500 personnes, chaque salle de brainstorming défendait son propre "Challenge" parmi des questions

  • d'énergie: comment économiser, mieux rentabiliser ou gérer la décentralisation de la création d'énergie
  • de smart city governement: comment faciliter la vie des citoyens dans leurs interactions avec les pouvoirs publiques, comment mieux rentabiliser les actifs des pp.
  • et beaucoup d'autres thèmes (artisanat, mobilité, économie circulaire, soins de santé, agriculture durable,...)

J'ai formé deux équipes dont une a présenté oralement un projet innovant avec le soutien d'experts fournis par Innoviris (roboticiens, financiers, marketing specialists, etc.). J'ai donc personnellement défendu notre idée dans un "pitch" de 5 minutes, suivi d'une session de 15 minutes de questions posées par toutes les autres équipes "concurrentes" de notre Challenge Énergie.

Et même si notre projet n'a pas été retenu pour la présentation finale, j'ai déjà reçu quelques invitations et encouragements à poursuivre notre projet.
Au final, j'ai rencontré énormément de profils différents, jeunes ou moins jeunes, francophone ou pas, des techniciens haute-tension, des spécialistes du BitCoin, des apprentis écolos et plein d'autres pour discuter de nomgbreuses thématiques passionnantes qui font sens pour moi.
C'était une super expérience. J'y ai beaucoup appris et, si l'occasion se représente, je voudrais en être à nouveau.

Alors, viendrez-vous "Hacker" la Belgique avec nous l'année prochaine ?

Un service informatique pour tous : un « plus » pour vous aussi !

Handicap

Rentrer au CIRB un 1er avril… j'ai naturellement pensé à une blague. Et à ce titre, j'avais pensé que celle-ci serait la plus courte possible, les blagues les plus courtes étant les meilleures, paraît-il... C'était en ... 2000.

Ca a été une chance pour moi, à laquelle je me suis accroché en me reposant principalement sur mes acquis techniques. Qualifié d' « amnésique » par les neurologues et neurochirurgiens suite à un accident cérébral et à un coma consécutif, je me suis vu devenir, par-devers moi, la « mémoire » du service. Une autre blague en somme, un autre « 1er avril ».

C'est donc mon rapport à la mémoire, qui me pousse à écrire dans ce sens ; pas sur ma mémoire (ce billet risquerait de ne faire que quelques lignes), mais sur la mémoire d’IrisTeam (CIRB) : je me souviens donc d’un temps où n'importe qui, qui en avait l'idée ou la possibilité, pouvait proposer, mettre en place et faire fonctionner n'importe quelle idée semblant intéressante, sans devoir remplir le moindre document. Le temps des cow-boys, le temps du Far West ! Les nouveaux arrivants et les consultants étaient, du coup, frappés de neurasthénie anxiogène en découvrant la panoplie d'applications et services non référencés et souvent même, non-utilisés par les gens (qui ne s'appelaient pas encore des « clients »). Un temps où ce client était encore captif, n’ayant pas d’autre choix que de se plier aux limitations des services, du matériel, et des compétences des techniciens mêmes.

La nécessité d'adopter des comportements plus « professionnels » s’est imposée d’elle-même.
Je mesure sans trop de nostalgie les évolutions intervenues au CIRB - un nom judicieux, puisque c'est bien là que se discutaient, se préparaient, et se réalisaient les services aux administrations de la Région bruxelloise ; un Centre par lequel était censé passer toute idée et projet informatique. Pour rappel, les demandes de base, en 2000, étaient : Un accès internet. Une adresse mail. Un site web. Un support client et quelques dB ou applications pour agrémenter le tout. Heureusement, depuis, les services aux administrations se sont étoffés !

Je profiterai donc plutôt de cet espace pour tenter de faire passer un message qui m'est cher (pour les raisons que vous comprendrez) : Il s'agit de promouvoir l'idée d'un service informatique pour tous, y compris les personnes souffrant d’un déficit ou d’un handicap. Faire ce pas, n'est pas juste une question de s'intéresser à une minorité : il s'agit d'une démarche inclusive qui, in fine, peut être bénéfique à tous, surtout dans une société vieillissante.

Le CIRB  n’a pas raté ce tournant : le site du CIRB et le portail régional sont Anysurfer depuis 2014. Le portail Smartcity, depuis 2015. Le CIRB est donc rentré dans cette dynamique d’accès pour tous, mais il faut que le mouvement s’amplifie encore, d’où l’importance d’en parler encore et toujours. Chacun à notre niveau, on doit pouvoir se mettre dans la peau, un instant, d'une personne souffrant d’un déficit ou d'un handicap, car cette vision est bénéfique à tous. Tout le monde en tire des avantages.

Tout comme la croissance, la course à l'optimisation, aux performances et à la rapidité a une limite.
Je ne serais pas personnellement pour l'idée d'une « décroissance », mais plutôt d'une croissance pour tous.

À propos d’inclusion informatique, n’hésitez pas à consulter également les recommandations du Web Content Accessibility Guidelines (WCAG 2.0), parmi d’autres.
 

Big Data et sondages, prévoir c’est gouverner ?

Sondages

Depuis quelques décennies, l’activité des instituts de sondage est devenue florissante et ne cesse de s’imposer comme mesure de l’opinion publique. Avec l’avènement du big data (écoute du web ou applications qui suivent les habitudes de surf sur les mobiles, tablettes ou PC), le secteur connaît une importante mutation. Il doit intégrer toutes les sources d’information qui sont à sa disposition pour mieux comprendre les comportements, les attitudes et les opinions des gens, qui sont tour à tour consommateurs, salariés, citoyens.

Ces derniers mois ont été propices à de nombreux sondages : élections pour les primaires du candidat des Républicains en France, présidentielles américaines ou Brexit.

Dans ces trois exemples il est interpellant de remarquer que les instituts de sondage se sont à chaque fois trompés dans leurs projections alors que l’on n’a jamais autant affiné les enquêtes (grâce au Big Data).

Au premier tour des élections pour les primaires du candidat présidentiel de droite, Nicolas Sarkozy était annoncé aux coudes à coudes avec Alain Juppé mais c’est François Fillon qui l’a emporté avec 44% des suffrages. Le Brexit était crédité de 47%, il passera finalement à 52%.

Mais ce que nous retiendrons de la fin de l’année 2016 c’est l’échec des prévisions de l’élection présidentielle américaine et la victoire « surprise » de Donald Trump. En effet, à la veille des élections, selon le modèle statistique du Huffington Post américain qui intègre les sondages menés dans chacun des Etats du pays, la probabilité annoncée d'une victoire de Hillary Clinton était de 98,3% contre 1,4% pour Donald Trump.

Les statistiques d’un autre site (Five Thirty Eight), très populaire dans le milieu des prédictions américaines, donnaient quant à elles Hillary Clinton gagnante à 71,4%.
 

Dans un monde autant connecté que celui d’aujourd’hui il est surprenant de voir toutes ces projections se tromper aussi lourdement. Le Big Data et les sondages semblent déconnectés d’une partie de la population qui se réveille ces derniers mois pour critiquer un monde dans lequel elle ne se retrouve plus.

 

Un rêve à la loupe

Capsule de voyage

Avez vous entendu parlé de l'hyperloop ? Ce métro géant et mondial sur lequel on pourra voyager à plus de Mach 1 ? Non ? Ha ... c'est bien dommage car c'est un projet très intéressant qui relierait les plus grandes villes du monde en très peu de temps !

Imaginez Bruxelles - Sydney ... aujourd'hui, il est nécessaire de voyager plus ou moins 22h, alors qu'on pourrait passer à 14h. Et il s'agit d'un des plus longs voyages actuels. Pas mal ... pas mal du tout ! En plus, ce serait un moyen intéressant pour intégrer les Smart cities entre elles :-)

Et c'est là que vous allez me dire : oui mais ? D'habitude, il y a un mais, non ? Ben si ! Et pas qu'un malheureusement..

Tek-no-lo-gik

Quels seraient les barrages technologiques ? Je dois bien vous avouer que je me le demande un peu ! Faire évoluer une capsule de voyage dans un tunnel à 1200kmh, c'est bel et bien dans nos cordes ... hum pour la gestion heu comment dire ? Si on veut qu'ils soient à l'heure, vous savez à qui on ne doit pas confier la gestion lol

Construire les tunnels ? Et même sous l'eau ? Pfff facile !

Et bien alors ? Commençons !

G.O. - politique

Heuuu oui certes mais il nous reste un axe sensible : le politique !
En effet, en plus de s'entendre sur leur propre territoire (ce qui est presque un sport national et pas que chez nous), il faudra une entente entre tous les pays du monde, ce qui n'a pas l'air d'être la priorité du moment vu la manière dont on se tape joyeusement sur la truffe depuis une centaine d'années (et on avait pas fait de pause avant, c'est simplement chacun son tour).
La paix mondiale ... voilà le premier point, le premier passage obligé avant d'avancer.
Ce n'est pas gagné :-( ...

Personnellement, je suis persuadé que je ne verrai pas ce projet démarrer de mon vivant et je doute que mes enfants en soient le témoin aussi ... Notre monde étant en pleine adolescence et on sait pertinemment tous ce que cela signifie : rebelle et boutons !

Rêve

Cela n'empêche hein ? Que ce serait sympa ces longs voyages hyper rapides dans tous les pays du monde.

Ça me laisse rêveur ... et en rêvant, on peut en imaginer des choses et, qui sait, peut-être les réaliser ?

Je vous laisse avec une veille amie : Lucid Beausonge, "Lettre a un rêveur" :-)

Lettre à un rêveur qui s'ignore
Qui jongle avec les "faudrait" et les "y a qu'à"
Retourne coucher dans son décor
Quand le réel reprend ses droits ...

Gare à l'isolement connecté!

Smartphone selon le Chat

J’ai eu mon premier GSM à 16 ans : un Nokia 3210 avec une coque rose dont j’étais hyper fière... J’étais une des premières de ma classe à en avoir un. C’était dans les années 90.
Avec ce téléphone portable je pouvais appeler, envoyer des sms (qui s’affichaient sur 3 lignes) et jouer au Serpent (Snake). Il tenait 3 jours sans être rechargé, ne me permettait pas d’aller sur internet et restait de longues heures sur ma commode sans même que je le regarde. Je l’ai gardé des années : résistant aux chocs, waterproof (qui n’a jamais laissé tomber son téléphone dans les toilettes) et super discret !

Ce temps est révolu. Maintenant nous avons tous un smartphone dès le plus jeune âge : ces appareils sont grands (au plus grand est l’écran, au mieux !), se déchargent très rapidement, sont ultra sensibles aux chocs, n’ont plus de clavier (adieu Blackberry !), nous permettent de faire une panoplie d’actions (aller sur le net, regarder ses emails, gps, lecteur de musique, appareil photos, etc.) et le comble c’est qu’ils nous rendent complètement accros.

Je ne fais pas partie de la génération Z, ces personnes qui sont nées avec internet, qui maîtrisent l’utilisation des outils informatiques et qui n’imaginent pas une journée sans publier quelque chose sur les réseaux sociaux. Et pourtant, j’ai l’impression d’y être aspirée sans le vouloir. Ayant oublié mon téléphone pendant une journée à la maison, j’ai eu l’impression d’être amputée d’un bras et me suis sentie isolée du reste du monde. L’addiction s’est fait ressentir !

Des études montrent que nous regardons notre smartphone environ 150 fois par jour. Dès qu’on trouve un petit moment, on se connecte à un monde de données virtuelles, seul tout en étant relié à tout et à tout le monde.
Parce que finalement la problématique est là : notre smartphone nous rapproche des gens virtuellement, nous permet de connaître les derniers déplacements de tel membre de notre famille, nous permet de voir les photos des enfants de la vieille connaissance que nous n’avons plus vu depuis 10 ans, de participer au voyage en solitaire de notre ami en Inde … mais en même temps nous isole du monde réel. En restant connecté à son téléphone, on s’isole de son entourage direct. Combien de gens se lèvent le matin en ayant le même réflexe : regarder son smartphone avant même de dire bonjour à la personne qui partage notre couchette.

Entre la solitude et la vie sociale s’est ouverte une troisième voix : l’isolement connecté.

Or l’isolement social, car cet isolement connecté est une forme d’isolement social, a des impacts directs sur la santé. « Selon une étude britannique publiée en 2010, passer trop de temps seul serait tout aussi dangereux que fumer 15 cigarettes par jour » .

Alors ma bonne résolution en 2017 ne sera pas de faire plus de sport, perdre du poids ou arrêter de fumer mais bien de passer moins de temps sur mon téléphone et plus de temps en contact direct avec ma famille, mes amis et mes collègues.

Le Big Data va-t-il changer notre Région?

Big Data

Nous sommes constamment connectés et géo-localisés. Ces données massives Big Data pourraient atteindre, en 2020, 40 zettaoctets dans le monde.
C'est donc une nouvelle structure de l'information et de la gestion des données qui se met en place pour améliorer la direction et la planification des grandes questions urbaines.

Cela peut être l’occasion de se doter d'outils de pilotage et d'anticipation, mais cela implique aussi l’adoption d’outils de régulation pour ne pas laisser aux technocrates et aux gérants du secteur privé la possibilité de faire ce qu'ils veulent.

"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres." Jamais cette citation de Gramsci n'a parue aussi pertinente.

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